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Day 06 - Having a Friend never looked that Good [PV Carol Peletier] [TERMINÉ]

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Jane Raikes
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MessageSujet: Day 06 - Having a Friend never looked that Good [PV Carol Peletier] [TERMINÉ] Sam 14 Jan - 18:48

Having a Friend never looked that Good

Jane Raikes & Carol Peletier

Plusieurs jours s'étaient écoulés depuis que j'avais rejoins le groupe de survivants de la colline. Groupe que j'avais pu rallier suite à une transmission radio d'un dénommé Rick Grimes qui était celui qui commandait le camp. Les premiers contacts avec les survivants étaient au bas mot, froids. Il fallait dire que l'arrivée d'une militaire dans leur équipe n'était pas vue d'un bon œil. Je ne le savais pas et je n'avais pas encore cherché à comprendre et à savoir pourquoi un tel accueil mais je me doutais que pas mal d'entre eux avaient dû avoir affaire à l'armée au plus fort de l'état d'urgence et que nous autres militaires étions connus pour ne pas y aller avec des pincettes lorsqu'il s'agit d'action. Néanmoins, même si je portais le même uniforme que ceux qui avaient dû les brutaliser, je n'étais en aucun cas responsable de ce qui leur était arrivé mais je ne cherchais pas à me justifier ou à cautionner les éventuelles exactions de l'armée, notre mission à tous et à toutes était désormais de survivre au sein d'un monde hostile dans cette ambiance de fin du monde. C'est donc dans ce contexte que j'évoluais maintenant.

Rick Grimes, anciennement shérif adjoint, me témoignait sa confiance renouvelée depuis que je faisais partie de son équipe. Il est vrai que notre première rencontre était tendue mais il m'avait fait confiance et j'ai appris à également devoir lui laisser surveiller mes arrières. Je pensais qu'il me faisait confiance mais je ne savais pas exactement ce qu'il pensait de moi et honnêtement, je m'en moquais. L'important pour moi c'est qu'il arrive à tenir le camp et le groupe et je serais ravie de l'aider à le seconder avec notamment l'aide de son ancien collègue de travail, Shane Walsh, qu'ils m'apprécient ou non. Je traitais toutefois Grimes comme étant mon supérieur hiérarchique et malgré le fait que je ne sois plus dans une zone militaire, je continuais d'agir en militaire, même si j'observais un léger relâchement dans mon comportement. Les gens autour de moi étaient des civils et non des soldats, je devais donc adapter mon comportement en conséquence. Mais hors de question pour moi de devoir changer complètement de caractère et de personnalité. L'armée était tout pour moi et bien que je me tenais moins raide et que je répondais d'un air moins sec qu'avant, je continuais de saluer ceux et celles qui s'adressaient à moi, je saluais toujours Grimes d'un salut réglementaire et je portais toujours mon uniforme. Je refusais d'accepter des vêtements normaux même si je les mettais quelque part dans l'une des tentes que Grimes m'avait confié lorsque je suis arrivée.

La fin du monde était là certes mais elle n'obligeait en rien à nous renier nous mêmes. Et mon moi-même, c'était cet uniforme, c'était ce comportement et cette attitude. Rien ne me forcerait à changer cela, même un flingue sur la tempe, je préférais mourir. Il semblait néanmoins que tout le monde s'y était habitué, même Grimes ne faisait aucun commentaire à ce sujet. Je me souviens que lorsque l'on m'avait demandé si je ne voulais pas faire laver mon uniforme, j'avais insisté pour le faire moi-même. J'avais un débardeur kaki militaire dans une poche de mon gilet pare-balles et le peu de paquetage que j'avais pu sauver de mon accident à porter en attendant. J'étais avec les femmes lorsque je faisais ma lessive et cette fois l'enfant que j'avais vu, celui qui m'avait donné cette vision étrange, se posta près de moi et me regardait laver mon treillis. Il ne s'attarda néanmoins pas mais sa présence avait suffit pour faire remonter en moi ces souvenirs et me perturber dans ma tâche. Mais à cet instant précis, une des femmes, m'interpella doucement pour me tirer de ma rêverie. C'était une femme qui devait avoir dans la quarantaine, elle n'était pas très costaud et je faisais une tête de plus qu'elle, elle avait des cheveux grisonnants courts et des yeux qui semblaient reprendre vie après avoir été éteints pendant longtemps, elle s'appelait Carol. D'après ce que j'ai cru comprendre, son mari faisait partie des victimes de la dernière attaque de morts-vivants et c'était quelqu'un de violent et irrespectueux, machiste de première. Sa mort devait avoir apparemment redonné vie à cette femme et je ne pouvais que la comprendre, après avoir passé des années à être autant méprisée, là voilà qui dans cette fin de monde, reprenait paradoxalement vie.

Je n'avais encore jamais vraiment fait attention à elle malgré le fait que je tâchais de reconnaitre les têtes de tout le monde. Ce jour là, je remerciais Carol de m'avoir tiré de ma léthargie en rougissant avant de prendre mes vêtements et aller les étendre. Je la revoyais de temps en temps dans le camp, en train de cuisiner quelque chose, auquel cas je venais l'aider à faire la tambouille. Elle avait l'air de se débrouiller mais je me sentais l'envie d'aller lui donner un coup de main et malgré mon impassibilité, j'étais un peu contente de l'aider. Elle surveillait parfois aussi les enfants, je l'avais vu aussi une fois prendre la relève de la surveillance de Dale, le vieil homme qui possédait le camping-car. Grimes m'avait aussi souvent demandé de prendre sa relève et c'est avec joie que je retrouvais un poste de surveillance, une arme en main. Mais il n'y avait pas d'ennemis en vue et ma vigilance ne relâchait pas. C'est dans ces moments qu'une attaque survient le plus souvent... Les journées passaient mais ne se ressemblaient pas. Au moins chaque soir, l'on se réunissait avec Grimes, Walsh et quelques autres, dont une fois celui qui se faisait appeler Daryl Dixon, pour faire le point sur la situation du camp, les munitions, les vivres, le carburant et les survivants en général. L'on disait de Dixon que c'était un ancien Marine, ce qui avait attisé ma curiosité. En effet il y avait quelque chose dans la posture de cet homme, qui était militaire mais difficile de dire s'il n'avait signé qu'un contrat d'engagement de moins de 5 ans chez les Marines ou s'il ne faisait que de se la péter. En tout cas, j'étais convaincue qu'il n'y avait pas fait carrière. Il avait dû rester 2 à 4 ans chez les Marines avant de s'en aller alors que moi, j'ai fais carrière dans l'armée depuis 6 ans. Si cette merde d'épidémie n'était pas arrivée, j'aurais certainement été promue lieutenant à un échelon supérieur voire peut être capitaine à l'heure actuelle.

Cela faisait désormais 3 jours que j'étais dans le camp et pour la première fois que j'étais au camp, Grimes m'autorisa à avoir une arme en main. Non pas pour que je la garde mais pour les nettoyer et les maintenir en état. En effet, il avait suggéré que je puisse entraîner les gens au tir et je m'étais proposé pour faire une inspection de la puissance de feu disponible et la maintenir en état de marche. Fort heureusement ce fut accepté mais je promis de ne pas garder une arme discrètement pour moi et de les remiser toutes dans le sac de police. Je n'étais pas assez stupide pour trahir Grimes et c'est pourquoi la décision fut prise assez rapidement. Il faisait chaud lorsque je décidais de m'occuper de ces armes et mon haut d'uniforme ainsi que mon t-shirt réglementaire était en train de sécher avec les autres vêtements après lessive, j'étais donc en débardeur, mes dogtags clinquant à chaque mouvement, les tatouages et les muscles apparents. Le pantalon de combat et mes rangers achevaient de me donner l'air d'un soldat blasé en pause. Assise sur les marches du camping-car, j'étais en train de nettoyer la chambre du M4 que j'avais retrouvé à l'aide d'une petite brosse et je le faisais précautionneusement, le chargeur trônant bien en vue à côté de moi. Alors que les poils de la brosse raclaient soigneusement le métal de la chambre, Carol me revint en pensée. Je me surpris à penser ainsi à elle. Elle semblait encore un peu craintive et inoffensive mais elle avait quelque chose... la perplexité m'envahit alors que je ressentais tout le côté incongru de ma pensée et la brosse ralentit son mouvement de nettoyage. Étais-je vraiment en train de laisser cette femme prendre place dans mes pensées ?

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Dernière édition par Jane Raikes le Lun 20 Mar - 11:07, édité 7 fois


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MessageSujet: Re: Day 06 - Having a Friend never looked that Good [PV Carol Peletier] [TERMINÉ] Ven 20 Jan - 21:06

La vie au camps se poursuivait tranquillement pour nos survivants qui avaient réussi à donner un nouveau souffle de sécurité à la colline. Cet endroit même qui avait subi une attaque une semaine auparavant n'était plus un cimetière pavé de sang. Il avait regagné sa simplicité et son calme d'autrefois. Chacun s’affairait à sa tâche avec entrain, les enfants s'amusaient d'un bout à l'autre du périmètre de sécurité imposé par le groupe. En tendant l'oreille, on pouvait même percevoir de temps à autre des éclats de rire émanant de survivants paraissant pleinement sereins. Mas tout ceci n'était que mirage. Si chacun se forçait à porter le masque du survivant épanoui, les disputes internes commençaient à créer des dissensions dans le groupe ce qui n'était pas encourageant pour l'avenir.

Ce jour là, Carol s'était levée tôt pour tenter de rattraper le retard sur le repassage que le groupe avait accumulé. Ce n'était pas une tâche vraiment primordiale mais la mère de Sophia trouvait qu'il était tout de même plus agréable de porter des vêtements un minimum repassé qu'une loque n'ayant aucune forme. En plus, cela permettait au linge de sécher plus vite. En sortant de la tente, elle avait d'abord rejoint les quelques matinaux qui buvaient un café non loin du tas de cendre qui avait joué le rôle de feu de bois la veille. Seulement, très vite on remit le débat de changement d'endroit de survie sur le tapis et comme les esprits s'échauffèrent en un temps record, Carol préféra s'éclipser pour s'adonner à sa tâche.

Traversant le camps le plus silencieusement possible pour ne pas réveiller ceux et celles qui dormaient encore, Carol rejoignit la longue corde à linge qui avait été accroché entre deux arbres. Elle en extirpa toutes les affaires qui y étaient accrochées et les emporta avec elle jusqu'à la vielle planche à repasser qu'ils avaient réussi à récupérer en ville. Certes elle ne valait pas les appareils de haute qualité que l'on pouvait avoir avant l'apocalypse mais Carol aimait bien y passer du temps. C'était un vestige d'un temps jadis qui avait réussi à retrouver sa gloire d'antan. Positionnant la première tunique qui se présenta à elle, la ménagère démarra son dur labeur.

Il lui fallut une bonne heure et demi pour atteindre l'objectif qu'elle s'était fixée. A présent le panier qui trônait à sa droite n'était plus garni de vêtements froissés et humides. Il présentait fièrement une pile de tissus parfaitement pliés et repassés. Carol en avait le sourire sachant que ses efforts réconforteraient ne serait-ce que quelques minutes les autres survivants qui composaient le groupe. Se rendre utile... Oui voilà ce qui permettait à cette récente veuve de tenir le coup. Elle avait besoin de trouver sa place et savoir que cela commençait par cette simple tâche lui donnait le sourire. Elle s'empressa de ranger tout son matériel puis partit dans une petite tournée de distribution.

Alors que le soleil escaladait déjà le ciel parsemé de nuage, panier en main, Carol se promena entre les tentes afin de remettre en main propre les habits de chacun. Glenn, Rick, Lori, Olivia... Elle rencontra pas mal de monde ce matin et même si le moral n'était pas toujours au rendez vous ils eurent tous quelque chose en commun : Ce sourire reconnaissant en voyant la mère de Sophia leur apportait leur bien dans l'état le plus parfait qu'il était possible d'espérer en ces temps détestables.

Son panier était déjà à moitié vide lorsque Carol passa à côté du camping-car de Dale. Si elle n'avait rien à lui, il en était autrement pour la femme qui était installée sur les marches du véhicule. Dernièrement arrivée au campement, la maman du groupe n'avait pas encore eu l'occasion de discuter beaucoup avec elle. Il faut dire que celle qui c'était présentée sous le nom de Jane Raikes n'était pas une madame tout le monde. Véritable garçon manqué façonné par l'armée, elle avait ce parlé et ce comportement qui imposait automatiquement une barrière avec autrui. Cependant, pour Carol, cela n'était pas un frein à l'échange. Après tout, elle avait bien changé depuis toutes ces atrocités et la mort de Ed. Alors on pouvait espéré que Jane s'humaniserait avec le temps au lieu de rester tel un robot programmé pour tuer par l'armée.

Elle s'approcha alors d'elle doucement en l'observant en silence. Elle semblait tellement concentré dans ce qu'elle faisait qu'elle avait peur de la déranger. Ou alors c'était plutôt qu'elle avait peur de ces choses qu'on appelait les armes. Peut-être que dans la surprise du moment, une balle perdue pourrait partir sans prévenir. N'importe quoi ! Carol s'amusa intérieurement de ses pensées absurdes et décida d'interrompre momentanément la nouvelle guerrière de la colline.

La sensation doit être particulière. Enfin je veux dire que détenir une arme et l'utiliser doit être quelque chose de particulier, s'expliqua Carol en voyant les yeux de la miss se lever dans sa direction. En tout cas, quand on te regarde, ça semble si facile.

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MessageSujet: Re: Day 06 - Having a Friend never looked that Good [PV Carol Peletier] [TERMINÉ] Sam 21 Jan - 10:27

Having a Friend never looked that Good

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Perdue dans mes pensées, j'avais le visage de cette Carol en tête. Elle semblait encore marquée mais quelque chose me disait en mon for intérieur qu'elle allait changer et en bien. Je me rappelle l'avoir vu sourire et j'aimais ce sourire, son visage paraissait s'illuminer... Non, non, non cela n'était pas bon, si j'en venais même à aimer le sourire d'une personne, cela n'était pas bon du tout après, je me sentirais attirée par cette personne et ça allait créer des histoires et tout... En plus elle était plus mature que moi, elle devait bien avoir dans la quarantaine alors que moi je n'avais même pas 30 ans... Une voix me tira alors de mes réflexions, une voix féminine et par réflexe, je levais les yeux, arrêtant de fixer la chambre de tir de mon M4. Ce que je vis alors me coupa presque le souffle et pendant une fraction de seconde, une surprise non feinte put se lire dans mes yeux.

Oh mon dieu ! C'était Carol... Il me suffisait juste de penser tendrement à elle et elle était devant moi. Que faire ? J'étais déjà en train de rougir devant elle alors qu'elle me souriait pendant que je nettoyais mon fusil d'assaut. J'aurais certainement perdu mes moyens si je n'avais pas pris le temps d'une respiration et je me levais des marches pour la saluer, mon arme dans l'autre main, mes dogtags clinquant alors que je me levais.


Bonjour ma'am.


Je me rassis en repensant à ses mots, me disant que désormais l'occasion était là pour passer un peu de temps avec elle. On était dans un contexte de fin du monde donc autant en profiter tant qu'on le pouvait, avec les gens qu'on commençait à apprécier. Enchaînant donc sur ce qu'elle disait.

Je tiens des armes depuis que j'ai 20 ans ma'am. Aujourd'hui j'en ai 27, bientôt 28. Les armes, pour certains, sont des objets totalement inconnus. Pour d'autres comme moi, les armes font partie de nos vies. C'est peut être facile pour moi, mais il ne faut pas oublier que ce sont des objets dangereux pour ceux qui ne savent pas s'en servir ou qui s'en servent mal.


Je terminais ma tâche au plus vite, comme à l'entraînement, les poils de la brosse nettoyant rapidement la chambre de tir et virant toute poussière. Puis je réglais la chambre de tir dans sa position initiale, vérifiant que tout allait bien et donnant un coup dans la partie métallique pour réajuster quelques parties de l'arme. Je vérifiais ensuite le mécanisme de chargement qui tournait dans le vide, car il n'y avait ni balle ni chargeur et m'assura que l'arme marchait bien. Puis je me levais et alla ranger le M4 avec les autres armes dans le sac de police de Grimes, les chargeurs avec et je revins à Carol qui était toujours là. Je me tins droite devant elle, ma dure expression de lieutenant sur le visage mais intérieurement, je me sentais bouillante. Je refusais de devoir prendre congé d'elle maintenant et je voulais passer un peu de temps avec elle.

Bien notre puissance de feu est opérationnelle. Grimes m'a demandé d'aller entraîner des gens au tir, je pensais que c'était le dénommé Shane qui s'en chargeait mais il faut croire qu'un instructeur de plus serait nécessaire. Et si... si jamais vous avez envie de venir...


Mes mots sortirent de ma bouche peu avant que je me rende compte de ce que je disais mais j'envoyais mes états d'âme voler en éclats. Je préférais dire ce que j'avais sur le cœur plutôt que de garder ça pour moi. Me ressaisissant, je regardais son panier à linge et lui disant clairement ce que j'avais en tête.

J'ai terminé ce que j'avais à faire, je vous accompagne ? Peut être pourrais-je voir un peu plus de gens et j'ai envie de passer un peu de temps avec vous ma'am.


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Dernière édition par Jane Raikes le Mar 14 Mar - 21:41, édité 4 fois


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MessageSujet: Re: Day 06 - Having a Friend never looked that Good [PV Carol Peletier] [TERMINÉ] Ven 27 Jan - 14:20

Lorsque Jane remarqua la présence de Carol, la surprise fut facilement lisible dans ses yeux. Pour autant, elle n'en perdit pas son côté strict et imposa son éternelle barrière du langage. Une chose qui ne put que faire rire la mère de famille qui pourtant n'avait aucunement envie de se moquer. Il faut dire que se faire saluer à la manière de l'armée, comme si on était un haut gradé, avait quelque chose de déstabilisant. Jane était comme piégée dans sa vie d'avant sans réussir à faire un retour dans une civilisée dite « normale ». Se calmant rapidement pour ne pas manquer de respect, Carol l'écouta donc lui expliquer les subtilités des armes à feu.

Ça doit être mon cas, rétorqua-t-elle quand la jeune femme lui parla des gens qui ne savent pas s'en servir.

Tandis que l'une termina son nettoyage, l'autre posa sa panière sur le sol et y chercha les vêtements de la militaire. A l'intérieur, il ne restait plus grands nombre d'affaires. Il y avait bien sûr celles de sa famille. Mais également ceux de Shane, Glenn et de la nouvelle famille, les Greene. Intercalés parmi tout cela, le haut d'uniforme et le T-Shirt de Jane se présentèrent à elle. Carol prit soin de ne rien froisser en les saisissant et se prépara à les rendre à leur propriétaire. Seulement, cette dernière était reparti dans le camping-car pour ranger l'arme qu'elle venait de bichonner. Patiente, la mère de famille attendit son retour pour lui tendre le paquetage une fois qu'elle fut de nouveau devant elle.

Ceci eut pour effet de rompre un peu la froideur de la demoiselle qui poursuivait son rôle de parfait soldat. Aussi droite qu'un piquet, elle s'adressait de nouveau à elle en utilisant un langage toujours aussi original. Pourtant, il n'y avait aucune raison à cela. L'espace d'un instant, Carol songea à son mari. Sans doute aurait-il apprécié qu'elle soit aussi obéissante que cette fille durant toutes leurs années de mariage. Secouant la tête pour revenir à la réalité, elle laissa Jane terminer sa proposition et décida d'y donner suite. Elle lui déposa le linge qu'elle tenait toujours dans les mains, se pencha pour récupérer le panier et prit à son tour la parole.

Tu peux m'accompagner mais à une seule condition : Que tu cesses de me vouvoyer ! J'ai l'impression d'être une grand-mère avec toi.

Le ton de l'ironie était de rigueur entre les deux femmes et Carol espérait sincèrement que Jane se détende en sa compagnie. Elle pouvait jouer au soldat en cas d'attaque de rôdeur, mais là il fallait qu'elle décompresse en revenant à la réalité. Ces moments de calme étaient tellement rares. Commençant à avancer en direction du coin où les Greene avaient posés leur tente, la mère de Sophia vit une idée se former dans sa tête. Tandis que la vie reprenait sur le camps avec le réveil de tous les autres survivants, elle ne put s'empêcher de demander.

Tu penses vraiment que je pourrais apprendre à utiliser une arme à feu ? J'aimerai tellement apprendre... pour ma fille. Mais ces choses me font peur. Quoi qu'en y réfléchissant, elles me font moins peur que ces monstres, conclut-elle avant de s'interrompre. Shane !

Elle venait d'interpeller l'ancien adjoint du shérif qui marchait, pensif, dans leur direction. Après un rapide bonjour, elle sortit de sa panière un pantalon et un haut qu'elle lui donna avec sourire. Shane la remercia rapidement avant de s'éloigner aussi rapidement qu'il était apparu. Ne s'en formalisant pas, Carol haussa les épaules avant de reprendre.

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MessageSujet: Re: Day 06 - Having a Friend never looked that Good [PV Carol Peletier] [TERMINÉ] Sam 28 Jan - 16:14

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Acceptant avec reconnaissance les vêtements qu'elle me donnait, je les pris sous mon bras, calant ceux-ci entre mon bras et mon corps alors que je mettais les mains dans ma poche. De l'autre, j'en extrayais un cure-dent que j'avais trouvé d'une petite boîte dans ma tente et que je mâchouillais de temps en temps. Là, je mis ce cure-dents entre mes deux lèvres, légèrement pincées et j'acquiesçais en direction de Carol. Je vouvoyais tout le monde dans le camp et devoir faire une exception pour Carol ne me paraissait pas insurmontable, juste un peu difficile. Mon apparence de soldat se détendit un peu mais je n'exprimais aucune émotion. Du moins avant de lui répondre.

Je comprends... Carol je ne le ferais plus.


Voyant qu'elle était d'humeur assez hilare, je lui répondis d'un ton assez ironique avec un peu de défi dans la voix. Néanmoins, je sentis mes mains légèrement tremblantes et je me sentais un peu stressée, mon rythme cardiaque augmentant un peu. Je trouvais cette situation gênante mais aussi tellement plaisante. J'étais contente de pouvoir passer un peu de temps avec elle. On croisait Shane, qui me semblait toujours aussi paumé dans ce qu'il faisait. Ou alors je le trouvais tellement concerné dans sa tâche qu'il en oubliait tout le reste. Carol le salua chaleureusement mais le type répondit à peine. La quarantenaire haussa juste les épaules, moi un sourcil. Passé cet étrange moment, je retrouvais mon mode coquille vide habituel. Mais je n'avais pas oublié ce qu'elle venait de me demander. Je la regardais ensuite alors que l'on marchait. Mon expression n'avait pas changée mais je rougissais lorsque je la regardais.

Une noble requête Carol, il est normal que vous... que tu veuilles protéger ta fille. Tout le monde peut se servir d'une arme mais il faut quelqu'un pour d'abord faire comprendre de ne jamais prendre une arme à la légère et ensuite tirer proprement. Si tu en as peur, ne prends jamais une arme en main. Mais si tu sens que tu peux surmonter ta peur, moi je t'aiderai à la surmonter pour ensuite te défendre toi et ta fille. J'ai entraîné des recrues, des soldats et des civils aux armes. J'ai déjà de l'expérience.


Carol continua la distribution de ses vêtements aux survivants. Beaucoup se figèrent en me voyant et acceptaient leurs vêtements sans demander leur reste. D'autres encore me fusillèrent du regard avec haine en me voyant, ne supportant apparemment pas la vue d'un uniforme qui pourtant était là pour les protéger. Même après la fin de monde, des gens croient vivre encore dans l'ancien monde. Quels crétins... Mais en guise de réponse, ma carrure et mon regard suffisait à les faire taire et à ne pas oser me regarder une deuxième fois. Je poussais un léger soupir après avoir vu une femme me regarder clairement avec colère et de refermer sa tente prestement. Mais je m'en moquais, cette femme devait me détester pour des raisons inconnues et je m'en foutais. Comme réponse à son regard en colère, je lui rendis mon regard de coquille vide, n'éprouvant aucune émotion à sa haine.

Alors que l'on marchait encore avec Carol, on voyait un groupe d'enfants jouer plus loin. J'avais déposé mes affaires dans ma tente alors que l'on passait devant plus tôt. D'où on était on pouvait entendre les enfants rire. Carol semblait s'en réjouir mais comme lorsque je voyais ou entendait les enfants en Irak, cette allégresse enfantine ne m'atteignit pas, complètement hermétique à leur hilarité. Je n'éprouvai pas d'empathie à leur égard mais je reconnus dans le tas, le petit garçon qui m'avait donné cette vision l'autre fois. Il croisait mon regard mais ne s'attarda pas comme lorsque je suis arrivée. On se regardait avant qu'il ne détourne les yeux.


Ta fille est dedans Carol ? Je ne la connais pas, je ne vois pas qui elle est.


Les mots étaient sortis machinalement de ma bouche alors que je ne m'étais avant jamais enquis de l'enfant de quelqu'un que je connaissais. Un peu étonné mais maudissante envers moi-même d'avoir posé la question je regardais la mère de famille qui me fit décidément rougir et me mis dans l'embarras.

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Dernière édition par Jane Raikes le Mar 14 Mar - 21:42, édité 2 fois


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MessageSujet: Re: Day 06 - Having a Friend never looked that Good [PV Carol Peletier] [TERMINÉ] Jeu 9 Fév - 21:21

La distribution des affaires des uns et des autres se poursuivit pendant un petit moment sur le camps. Un moment qui permit aux deux femmes de mieux se découvrir en se dévoilant légèrement l'une à l'autre. Loin de la froideur de son apparence, Carol devait admettre que Jane était quelqu'un d'attachant lorsqu'on se donnait la peine de discuter avec elle. Elle s'armait juste de cette froideur pour échapper sans doute aux déceptions humaines qu'elle avait du avoir par le passé. Enfin, c'est ce que la quarantenaire se disait en ne cessant de l'écouter. Bizarrement, si au départ la tâche qu'elle effectuait pouvait paraître à une corvée, cela était devenu quelque chose de bien agréable.

Le jour avait finalement bien pris possession des lieux lorsque les deux femmes eurent vidé leur panier. Une nouvelle journée pleine de chaleur promettait de les épuiser une fois de plus et il faudrait sans doute ramener à plusieurs reprises de l'eau pour éviter toute insolation. Surtout pour les enfants. D'ailleurs un bonne partie de ces derniers chahutaient déjà autour des tentes dans un jeu dont eux seuls avait le secret. Si certains pestaient dans leur coin face aux bruits qu'ils faisaient, pour les autres dont Carol faisait parti cela faisait plaisir de les voir plonger aussi profondément dans l'insouciance et le plaisir enfantin.

Jane sembla d'ailleurs intéressait par ce groupe qui s'amusait à en perdre la voix. Songeait-elle à les faire taire face à la menace rôdeur qui pouvait planer autour du camps ? Non, Carol n'en avait pas l'impression. Certes il allait falloir les interrompre si leur jeu s'éternisait. Mais l'urgence n'était pas de mise. A l'observait du coin de l'oeil, elle paraissait soucieux au regard d'un garçon. Puis son iris s'excita dans tous les sens... sans doute à la recherche de quelque chose ou de quelqu'un. C'est à cet instant qu'elle refit face à la mère de Sophia et lui demanda laquelle était sa fille. Sa question força un sourire crispé sur le visage de Carol qui hésita avant de lui répondre.

Oh tu sais, Sophia est quelqu'un de renfermée... Avec tout ce qu'on a vécu avec son père, elle n'a pas pu profiter de son enfance comme les autres. Du coup, tu ne la verras que rarement jouer avec tous les autres. Seul Carl semble avoir trouvé le moyen de l'amadouer. A mon avis, elle doit être avec lui en ce moment, non loin des tentes.

La promenade du duo s'arrêta là où tout avait commencé pour Carol : A côté de l'espace de ménage qu'ils avaient installé sur le camps. Elle rangea sa panière à sa place et se frotta les mains en se rapprochant de son acolyte de la journée. Un grand sourire s'afficha sur ses lèvres qu'elle adressa à Jane sans le moindre gêne.

Et bien merci pour cette ballade. Ça m'a fait plaisir d'apprendre à te connaître. Je t'aurais bien proposé de continuer notre discussion tout en m'apprenant les premières bases du tir mais tu as sans doute quelque chose de prévu ?

La proposition de Carol n'était pas du tout désintéressée. Elle espérait sincèrement que son interlocutrice se saisissent de la perche qu'elle lui tendait pour qu'elle l'initie au maniement des armes. La mère de famille avait plus que jamais l'envie de se battre... Se battre pour elle et pour sa fille !

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MessageSujet: Re: Day 06 - Having a Friend never looked that Good [PV Carol Peletier] [TERMINÉ] Ven 10 Fév - 11:38

Having a Friend never looked that Good

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Je voyais que ma question avait touchée un point sensible et je m'en excusais. Intérieurement cela allait de soi, je n'exprimais que très rarement des excuses verbalement. De toute façon, le mot remords était également un mot quasiment inconnu pour moi d'une certaine manière. Mais avec Carol, j'en fus désolée et grande fut ma tentation de m'excuser auprès d'elle. D'ailleurs, je me sentais différente en présence de Carol. Je ne sais pas si elle le voyait mais je la détaillais tant que je le pouvais, le plus discrètement possible bien sûr mais je ne pouvais pas indéfiniment continuer de la regarder comme ça, elle allait s'apercevoir de quelque chose... Mais pourquoi je sens mon cœur qui s'emballe comme ça ou que je rougis ainsi quand elle me regarde ou quand elle me parle ? Merde alors j'en ai honte, j'ai l'impression d'être une gamine de lycée en attente de son crush... Néanmoins ma seule réaction à sa remarque fut de hocher la tête, le visage un peu moins impassible et un peu moins tendu sans insister.

Je la raccompagnais après notre balade dans le camp au coin réservé pour le ménage et la lessive prévu à cet effet. Les mains dans les poches de mon pantalon de combat, j'étais à la fois triste et blasée de la quitter là mais aussi un peu soulagée. Il y avait tellement longtemps que je n'avais pas éprouvé autant d'émotions en présence de quelqu'un et je ne me souvenais même plus de qui. Mais d'un autre côté, je rechignais aussi de la laisser, je voulais passer plus de temps avec elle mais je me disais qu'elle serait certainement occupée car chaque fois que je voyais Carol elle était toujours affairée à quelque chose. Quelle ne fut donc pas ma surprise lorsque je la voyais qui se rapprochait de moi et me sourire. Qu'est ce qu'elle allait faire, qu'est ce qu'elle allait faire, merde je fais quoi je fais quoiiiii... J'étais un soldat, entraîné pour tuer avec un masque d'impassibilité et habilité à exécuter une mission, normalement pas capable de perdre les pédales ou de paniquer mais voilà qu'une innocente mère de famille qui était au foyer me faisait perdre mes moyens en me faisant sentir comme une gamine de 16 ans amoureuse d'un garçon qu'elle n'a jamais osé approcher.

Son sourire acheva de me désarmer et je me sentis presque désemparée devant elle mais en même temps tellement admirative et captivée par elle. Mon corps était pris dans une lutte entre deux forces qui s'affrontaient : l'une conciliante, qui souhaitait accéder à sa requête et d'envoyer chier Grimes et sa clique pour aller prendre quelques armes et prendre un endroit à l'écart pour nous deux, l'autre bien plus pragmatique, qui me disait que j'étais en mauvaise posture et que je devais prendre mes jambes à mon cou pour lui échapper en la plantant là. Finalement, ma partie conciliante l'emporta et je fis un pas vers elle, nous étions désormais très proches et s'il n'y avait eu personne autour de nous, j'aurais certainement essayer de poser mes lèvres sur les siennes mais j'évitais tout contact. Je lui accordais ensuite un de mes très rares sourires francs et heureux. Je ne savais pas si mon visage s'illuminait mais je laissais tomber mon masque de dureté, pour elle.


A vrai dire... mon agenda est étrangement libre Carol et...


Je baissais légèrement la tête, rougissante, regardant la base de son cou et son collier, me mordillant délicatement la lèvre inférieure avant de la regarder dans les yeux. Mon sourire était moins large mais on pouvait voir sur mon visage que j'étais contente en même temps d'être un peu embarrassée. Néanmoins, un pan de mon esprit plus pragmatique, militaire, revint à la charge : ma franchise.

C'est avec joie que j'accepterais que l'on continue notre discussion. Mais on ne fait pas l'impasse sur le tir hein ? C'est la partie la plus importante n'oublie pas. Et... Je vais te dire franchement Carol, j'aime beaucoup ta compagnie et j'aimerais qu'on la passe plus souvent ensemble. Si on est seules, je te montrerais quelque chose aussi, je ne l'ai jamais montré à quelqu'un d'autre du camp voire même qui que ce soit, même depuis que je suis dans l'armée. Retrouve-moi au camping-car.


Je restais quelques secondes à la regarder dans les yeux avant de tourner les talons et de me diriger vers ma tente. Une fois assez éloignée de Carol, je poussais un gros soupir de soulagement mais mon cœur continuait de battre intensément. Je tâchais de me calmer mais c'était difficile. Je ne savais plus si c'était cela de tomber amoureuse mais mon corps entier réverbéra mon ressenti et je sentais des chatouillis dans le ventre, sous mes abdominaux et alors que je me calmais, le sourire de Carol était omniprésent dans ma tête ainsi que sa voix, son visage... Non rien à faire, je suis tombée sous le charme de cette mère de famille. Toutefois, je ne pouvais pas me défiler et j'avais une mission à remplir auprès de Carol. Je me changeais pour mettre un vêtement sec et j'optais pour un débardeur noir, à ma taille mais bien plus moulant que le précédent et j'enfilais mes mitaines de combat. Je pris ensuite ce que je voulais montrer à Carol, deux photographies qui étaient dans une poche cachée de mon gilet pare-balles. Je déposais mon débardeur seul à la lessive où Carol n'était déjà plus et j'allais le retrouver au camping-car. Cette fois, je n'hésitais pas à lui sourire avant de m'engager dans le camping-car. Je pris le M4 que j'avais nettoyé, vérifiais que la sécurité était enclenchée, le chargea et prit un petit sac à dos à côté. Dans le sac d'armes, je pris ensuite un petit revolver Smith & Wesson et un Glock 17 avec des munitions, une boîte de munitions en carton vide et un talkie, je mis le tout dans le petit sac à dos.

Je ressortis, mon M4 dans mon dos, le petit sac sur une épaule. Dale sur le toit me questionna sur ce que j'allais faire et je lui répondis que je donnais un cours en accéléré de tir à Carol et qu'il ne fallait pas paniquer si l'on entendait des coups de feu. Je lui montrais ensuite mon talkie et le vieil homme, bien que méfiant et réprobateur, me demanda de le prévenir en cas de pépin. J'acquiesçais avant de faire signe à Carol de me suivre. On marchait côte-à-côte encore une fois, et de manière proche. En jetant un regard circulaire, personne ou presque ne semblait avoir remarqué que l'on venait de partir.


On ne va pas loin Carol, en patrouillant une fois avec Walsh, on a vu un coin tranquille pour s'exercer au tir et pas trop éloigné du camp, c'est dans une clairière derrière des bosquets. Le terrain est suffisamment dégagé et on a de multiples sorties vers le camp en cas de problème. Et...


Mes yeux croisèrent à nouveau les siens et une de mes mains gratta légèrement le tatouage de roses noires que j'avais sur l'épaule, non loin de mon tatouage d'ange de la mort qui se voyait presque dans mon dos, sur les omoplates.

Je te protégerais si on est attaqué. Mais je ne doute pas que tu veuilles toi aussi te battre, d'où le fait que tu seras également armée. Tu n'auras pas de fusil d'assaut pour commencer, on va y aller en douceur, tu vas débuter avec des armes de poing. Par contre, c'est bien pour toi que je fais ça. En temps normal, j'aurais envoyé chier sans ménagement quelqu'un d'autre qui m'aurait fait la même requête et je lui aurais dis de venir aux mêmes séances que les autres.


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MessageSujet: Re: Day 06 - Having a Friend never looked that Good [PV Carol Peletier] [TERMINÉ] Sam 18 Fév - 20:49

Bien qu'elle portait beaucoup d'espoir dans sa requête, Carol n'était pas stupide et se préparait à un refus de la part de Jane. Depuis quelques jours, des cours avaient été mis en place pour le groupe et chacun était donc logé à la même enseigne. Seulement, Rick et les autres en n'oubliaient sans doute les petites fées du camps. Celle qui, aussi fragile qu'elles soient, effectuaient de nombreuses tâches qui soulager les autres. Carol faisait parti de ces personnes qu'on avait trop tendance à oublier. Le temps lui manquait donc pour profiter du savoir faire des personnes qui avaient des pré-dispositions pour se battre. Et elle avait beau l'avoir confié à diverses personnages, son discours ne semblait pas avoir convaincu les leadeurs du groupe.

Cependant, les choses évoluèrent d'une bien étrange façon. Tout commença par un rapprochement quelque peu embarrassant de la demoiselle. Carol ne bougea pas mais sentir le souffle de Jane sur sa peau n'était pas pour la mettre à l'aise. Elle avait l'impression d'être la proie d'un animal qui s'amusait à humer son prochain festin. Ce ne fut que lorsque la voix de cette dernière exprima son accord pour la requête qui avait été formulée, que l'ancienne femme au foyer compris : Elle voulait juste lui répondre de manière à ce que cela n'attire pas la curiosité des personnes aux alentours. Plus qu'heureuse, un large sourire illumina le visage de Carol qui ne parvint pas à formuler la moindre phrase de remerciement.

Les deux femmes se séparèrent le temps d'un petit quart d'heure. Carol en profita pour aller voir sa fille qui, comme elle s'y attendait, s'amusait avec Carl. Elle lui offrit un calin avant de lui demander de rester non loin de la famille Grimes. Des questions furent soulevées sur la raison de cette décision mais la mère de famille les contourna en prétextant un besoin pour le camps. A ses yeux, il était inutile d'inquiéter sa fille en lui révélant qu'elle allait s’entraîner avec des armes à feu. Carol se changea ensuite pour enfiler un pantalon en toile et un débardeur couleur pastel. Une tenue beaucoup plus pratique. Au vu du soleil, elle s'empara également d'un foulard qu'elle ajusta sur sa tête. Puis, une fois fin prête, elle déposa un doux baiser sur les joues de sa fille et se rendit au point de rendez-vous.

Salut Dale !

D'un geste de la main, Carol avait salué le papy du camps qui, une fois encore, s'était dévoué pour garder un œil sur le groupe. Quelques politesses furent échangées avant que Jane ne fasse sa réapparition. L'air ravi, c'était à la fois étonnant et rassurant de la voir aussi enjouée. Dans tous les cas, Carol était contente d'avoir su briser la glace avec ce curieux personnage. Encore quelques minutes s'écoulèrent avant que les deux femmes ne s'éloignent ensemble vers une destination que seule la militaire connaissait. Et il fallut attendre une bonne centaine de mètres avant que Jane ne lui dévoile où elles se rendaient. Une distance qui parut une éternité pour la mère de famille et où le stress monta sans qu'elle ne parvienne à le contrôler. Du coup, elle préféra rester muette jusqu'à ce que la discussion soit relancée par sa comparse.

Je te remercie, glissa-t-elle face aux confidences qui lui furent adressées. Mais pour tout avouer j'espère qu'on ne sera pas attaqué, indiqua-t-elle en riant nerveusement. Je n'me sens pas prête. Ce que je veux c'est vraiment comprendre comment une arme s'utilise. Et je pense qu'une séance ne suffira pas pour m'habituer.

Sentant la chaleur du stress se mêler à la chaleur du soleil, Carol pinça son débardeur et le secoua pour s'aérer un maximum. Plus elles avançaient vers cette fameuse clairière, plus elle se mettait du stress. Elle espérait ne pas décevoir Jane qui prenait sur son temps pour lui enseigner une chose qu'elle aurait du apprendre avec les autres.

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MessageSujet: Re: Day 06 - Having a Friend never looked that Good [PV Carol Peletier] [TERMINÉ] Dim 19 Fév - 10:21

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J'acquiesçais à ses dires et je continuais de la regarder mais maintenir le contact visuel devenait assez difficile pour moi, j'avais très envie de laisser mes yeux descendre sur elle et se balader sur son corps mais je dus lutter pour ne pas le faire, j'allais la mettre mal à l'aise alors que tout ce que je voulais c'était qu'elle soit bien avec moi. Manquerait plus qu'elle ne veuille pas de moi parce que je ne fais que la regarder comme si elle n'était qu'une bout de viande alors que ce n'était pas du tout le cas... Intérieurement, je me frappais et je me donnais des gifles car lorsque que quelqu'un m'intéresse je ne suis malheureusement pas aussi discrète que je ne le suis si je veux prendre une position ennemie dans le feutré et j'ai aussi très peu l'habitude que l'on m'oppose un refus à mon désir. Pour mettre fin à mon mini-supplice, je regardais ailleurs, ici en l'occurrence, devant moi, pour savoir où l'on allait.

Je reconnus vaguement le chemin et c'est avec soulagement que l'on arrivait 20 minutes plus tard à la fameuse clairière en question. Elle débouchait sur un endroit dépourvu d'arbres mais qui donnait aussi sur un pan de petite falaise, un amas rocheux qui s'était dressé au milieu de la forêt, vestige témoin d'une époque où la carrière de pierre s'étendait bien plus qu'aujourd'hui. Les arbres autour ainsi que la roche qui se présentait comme une énorme masse caillouteuse allaient réverbérer dans toutes les directions les coups de feu des armes et ainsi induire en erreur les éventuels morts-vivants qui s'approcheraient. Nous étions d'ailleurs suffisamment éloignés du camp et d'Atlanta pour au moins ne pas risque une attaque de saloperie. Par contre ce que l'on devait plus redouter, c'était l'attaque d'humains survivants ou de bandits qui voulaient profiter de deux femmes pour leur chiper tout ce qu'ils avaient mais aussi certainement peut-être se soulager un coup. Cette pensée me donnait la nausée et je me promis d'exécuter le moindre connard qui oserait porter la main sur moi ou Carol.

Je réajustais ensuite la sangle de mon M4, faisant passer la lanière entre mes seins et gardant mon fusil d'assaut sur le côté. Ainsi si je devais m'en servir, je n'avais qu'à passer la main droite à mon côté pour faire remonter mon arme d'un mouvement, la main gauche réceptionnant la poignée sous le canon et je pouvais ainsi faire feu en moins d'une seconde et je m'arrêtais puis regardais Carol.


Bien on y est. Avant que tu ne prennes une arme en main, il faut que tu te détendes. Je te sens un tantinet tendue donc il faut te mettre en conditions. Si tu es stressée, mieux vaut que tu n'ai pas une arme en main sinon ça serait très dangereux pour toi et les autres.


Les minutes suivantes furent consacrées à des exercices de respiration et d'étirement afin que sa tension baisse un peu, que son corps puisse être en pleine possession de ses moyens et qu'elle puisse être concentrée sur sa tâche. Moi cela m'aida grandement et je me sentais détendue ensuite, même en présence de Carol. Je n'étais vraiment plus la même depuis que je lui avais parlé, je me sentais bien plus ouverte et contente que d'habitude. Je souriais toujours aussi peu mais mon ton était bien moins cassant et sec. Oh bien sûr ma voix un peu éraillée de garçon manqué était toujours là mais j'avais une tonalité bien plus patiente et conciliante avec Carol.

Bien, je vois que tu as l'air plus détendue. Maintenant, on va travailler ta posture. Tenir une arme c'est une autre paire de manches. Oublie tout ce que tu as vu dans les films ou les séries, je vais t'apprendre comment on doit vraiment tenir une arme pour être dans les meilleures conditions de tir.


Je pris ensuite le revolver Smith & Wesson, chargé à vide, évidemment et je le tendais à Carol qui le prit.
Spoiler:
 

Ça, c'est un Smith & Wesson modèle 60 une arme très répandue et très utilisée par les gens pour l'autodéfense ou la police. 5 coups et comme tu peux le constater, il est léger, il ne pèse que 540 g. Pour tenir correctement une arme de poing, tu la tiens à bout de bras, devant toi et de tes deux mains, l'arme bien droite. Le haut du corps lui, légèrement penché vers l'avant, les pieds écartés pas plus large que le bassin et l'un des pieds plus avancé que l'autre, c'est selon la main où tu tiens l'arme, tu peux légèrement fléchir les genoux si cela t'aide. Il te faut d'abord de bons appuis au sol avant de faire feu pour que ton bras bouge le moins possible. Je veux que tu saches d'abord comment tenir correctement ton arme avant de passer à l'exercice même du tir. N'hésite pas à faire des exercices d'assouplissement du bras et du poignet. Je te montre comment on doit tenir l'arme.


Je pris le Glock 17 dans le sac et je le tins devant moi comme je l'avais expliqué, le bras droit qui tient l'arme bien tendu, mon biceps musclé apparaissant clairement, le bras gauche en soutien du bras droit pour l'empêche de trop bouger, le pistolet droit et visant la masse rocheuse devant nous, les pieds écartés, le droit légèrement plus avancé. Puis je regardais comment Carol faisait.

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MessageSujet: Re: Day 06 - Having a Friend never looked that Good [PV Carol Peletier] [TERMINÉ] Jeu 2 Mar - 21:28

Le trajet jusqu'à la fameuse clairière parut assez rapide pour Carol. Bien que stressée, elle n'en perdit aucunement l'usage de la parole et en profita pour discuter plus longuement avec Jane et apprendre à la connaître. Le soldat avait baissé sa garde et l'ancienne femme au foyer appréciait découvrir la face cachée des gens. Une amitié se tissait doucement ce jour là. Le soleil continuait son ascension dans le ciel n'offrant que peu d'ombrage à l'endroit qu'elles rejoignirent au bout de leur périple. Les yeux de Carol contemplèrent alors cet environnement qui était vraiment agréable. Dommage qu'il était si éloigné du camps sinon elle y aurait promené Sophia. Sa fille aurait apprécié, elle en était persuadée. Cette clairière, qui aboutissait sur un pan de falaise plongeant quiconque dans une vue spectaculaire, était d'une beauté sans nom.

Quoiqu'il en soit, les deux femmes n'étaient pas là pour se prélasser. Jane rappela rapidement la raison de leur venue. Rien que de reparler d'armes à feu, Carol sentit son corps se raidir. Un stress évident la paralysait de nouveau et cela ne passa pas inaperçu aux yeux de son initiatrice. La proposition d'exercices fut alors faite pour aider à la décompression et à la préparation. D'abord surprise, car elle ne voyait pas le rapport avec la manipulation d'une arme, Carol finit par se laisser convaincre. Après tout, l'ancienne membre de l'armée savait forcément ce qu'elle faisait.

Promis je vais tout faire pour me détendre, indiqua-t-elle en commençant déjà à souffler fortement. Mais pas d'exercice trop physique hein... La dernière fois que j'ai fait du sport remonte à mes années de fac, rajouta-t-elle avec amusement.

Mais entre imagination et réalité, la différence fut grande et la quarantenaire en fut plus que ravie. Imitant les faits et gestes de Jane, avec plus ou moins de succès, Carol sentit son rythme cardiaque ralentir. Une vague de sérénité commença à l'envahir et son stress du moment fut comme mis dans une bulle pour s'échapper plus tard. Même sa fille n'était plus une priorité à cet instant précis. Tout ce qui lui importait était d'apprendre et d'écouter. Avec on ne peut plus de sérieux et d'intérêt, la session d’entraînement débuta alors.

Vint d'abord l'arme qu'elle lui déposa dans les mains. Des mains qui ne se refermèrent pas de suite dessus, préférant scruter l'objet de mort qu'elle s'apprêtait à amadouer. Il était si léger... si petit... Et pourtant il pouvait faire tant de mal. Seulement, la mère de famille devait se forcer à se dire qu'il s'agissait d'un mal pour un bien. Certes il s'agissait de tuer. Mais tuer pour survivre ! Ne étincelle de courage s'anima dans son cœur et elle s'engagea dans ce sentier qu'elle redoutait. L'arme glissa d'elle même au creux de sa main et elle écouta avec attention les explications de son interlocutrice.

Oula attends, tu vas trop vite pour moi, tenta d'intervenir Carol quand Jane l’assomma de détail sur la manière de se positionner.

Fort heureusement, la militaire avait du comprendre que tout ce qu'elle disait était plutôt comparable à du charabia. En effet, après la parole, elle appliqua ses dires à la gestuelle en se mettant elle même en position. Carol n'eut donc plus qu'à l'imiter. Enfin, elle essaya du moins. Sa position était plus aléatoire et, bien qu'elle tendait ses bras en avant, elle avait la sensation de ne pas être droite. Plus coup d'oeil furent lancés vers Jane mais rien n'y faisait : Elle gardait cette impression de ne pas être bien placé.

Comme ça ? Demanda-t-elle en sachant pertinemment qu'elle n'avait pas la bonne position.

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MessageSujet: Re: Day 06 - Having a Friend never looked that Good [PV Carol Peletier] [TERMINÉ] Ven 3 Mar - 11:31

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Je me montrais en temps normal peu patiente avec mes élèves de tir, normalement je leur donnais mes instructions, je leur donnais la pose pour le tir et j'attendais à ce qu'ils adoptent la posture rapidement. Il est vrai que j'avais surtout eu affaire à des gens ayant déjà tenu des armes mais aujourd'hui même avec des civils, j'imposais une discipline militaire à l'exercice. C'était justement des civils, il fallait donc encore plus insister sur la dangerosité et la discipline du maniement de l'arme. Certains se montraient encore moins patients que moi et étaient soit expulsés de mon cours, soit se mangeait une droite qui leur décollait la mâchoire et la leur faisait fermer. Les armes étaient dangereuses pour tout non initié, aucune plaisanterie sur les armes ne seraient donc tolérées de ma part. Ceux à qui j'allais réexpliquer la posture avaient peur de mon ton étonnamment calme et ils avaient raison car je n'hésitais pas à leur en coller une si après trois ou quatre explications de ma part, ils n'arrivaient toujours pas à tenir la pose de tir. La plupart y arrivaient après une voire deux tentatives. Ceux qui dépassaient les 3 ne faisaient pas long feu dans mon instruction. Mais fort heureusement, ce genre de cas était tout de même rare, même les civils étaient au courant de l'enjeu et s'accrochaient malgré ma dureté et ma sévérité. Pour eux, l'intérêt de se défendre primait sur leur petite personne et cela, je le respectais et j'en fus même intérieurement contente car ces gens-là avaient un sens des priorités.

Carol faisait indubitablement partie de cette catégorie là. A voir sa silhouette d'apparence fragile et ses yeux clairs que je trouvais assez innocents, elle n'était clairement pas une combattante. Mais je sentais une volonté qui s'affirmait en elle et plus d'une fois elle me clama son envie de se défendre elle et sa fille. Elle était un peu moins fringante maintenant qu'elle était armée et c'est là que j'intervenais. Elle voulait devenir forte ? Il lui fallait un coup de main et pour la première fois de ma vie, j'allais faire preuve d'une patience quasi-infinie envers la femme qui me faisait maintenant battre mon cœur, moi qui était souvent qualifiée de sans-cœur ou de robotique. Je me mordis doucement la lèvre en la voyant essayer différentes postures un peu étranges lorsqu'elle essayait de viser. L'arme ne lui semblait pas lourde entre les mains et je me rassurais en me disant que j'avais bien fais de la faire commencer par une arme de poing, un peu comme tout les novices. Avoir un fusil d'assaut ou de précision aurait été désastreux. Je secouais légèrement la tête dans sa direction.

Je remis le Glock dans mon sac à dos à terre et m'approcha d'elle pour réajuster sa position. Je lui montrais mes paumes pour lui indiquer que je n'avais aucune mauvaise intention à son égard et je vins me placer derrière elle, mon corps contre le sien pour lui faire adopter la même posture que j'avais eue, ma tête contre la sienne. Évidemment comme je m'y attendais, mon rythme cardiaque augmenta alors que j'étais quasiment contre elle et je fis de mon mieux pour que mes mains ne tremblotent pas. Je ne sais pas si elle pouvait le voir mais mes joues étaient écarlates, non pas à cause de la chaleur mais de son contact. Même sa propre odeur commençait à me rendre dingue et je luttais pour ne pas l'embrasser follement alors que nous étions en pleine instruction d'armement. J'allongeais mes bras pour prendre ses mains dans les miennes, en douceur et je lui tendis bien le bras droit avant de légèrement bouger sa main gauche pour prendre le dessous de la poignée et soutenir la masse de l'arme à bout de bras. Alors que je quittais ses mains, je ne pus m'empêcher d'y laisser une douce caresse avant de me retirer précipitamment. Puis, mes mains se positionnèrent sur sa tête et je la lui fis bouger légèrement afin qu'elle soit légèrement de biais, la vue de l'œil droit pile dans l'alignement du canon. Je m'écartais ensuite d'elle pour me positionner à côté et observer sa posture, étant encore toute rougissante.


Les pieds un peu plus écartés Carol. Pas plus que le bassin. Voilà. Le dos, un peu moins voûté, redresse toi un peu. Bien. Garde la posture.


Je fis un pas en arrière pour mieux l'observer, sa position n'était pas parfaite mais je voyais une posture convenable. Je pris ensuite la boite vide de munitions en carton dans le sac, et alla la placer sur un rocher à terre en bordure de clairière. En faisant quelques pas, j'estimais la distance à vingtaine de mètres et revint auprès de la mère de famille. La boîte était à hauteur d'épaule, à cause du rocher et de sa configuration, c'était parfait. Mon attention revint ensuite vers Carol, un léger sourire rougissant sur les lèvres.

Répète plusieurs fois la posture Carol et en visant la petite boîte en carton que j'ai placé là bas. Ce sera elle ta cible. Vas-y. Mets-toi au repos entre chaque répétition de posture.


Elle répéta plusieurs fois la pose, je dus de temps en temps la réajuster mais globalement, elle réussit l'exercice. Satisfaite, je lui disais de baisser son arme et je pris 5 balles de S&W dans le sac.

Tu apprends vite Carol, maintenant tu vas apprendre à charger une arme. Dans ton arme, tu auras 5 balles. Je te montre et promis, je vais aller lentement pour toi. Mais rappelle toi, quand ton arme est chargée, même si la sécurité est enclenchée, le canon de l'arme toujours pointé vers le ciel en haut ou vers le sol en bas, jamais autrement ou vers quelqu'un sauf si bien évidemment tu dois te servir de l'arme en question.


D'une main, je lui montrais mon fusil d'assaut à mon côté, le canon de mon arme pointant vers le sol avant que d'un coup sec de mon index et de mon majeur droit, je fis basculer le barillet du revolver laissant apparaître l'emplacement pour les 5 balles. Précautionneusement, même si la sécurité était enclenchée, je fis glisser les balles dedans avant de refermer le barillet, sous les yeux de Carol. Puis je fis de nouveau basculer le barillet, rapidement cette fois, retirant les balles en penchant l'arme et rendit le revolver à Carol, ma paume ouverte avec les balles dedans, un sourire en coin sur mes lèvres, la regardant d'un léger air un peu timide mais aussi avec un soupçon de défi, je voulais la motiver pour qu'elle ait l'impression de devenir meilleure.

A toi Carol, montre moi que tu sais charger un flingue.


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MessageSujet: Re: Day 06 - Having a Friend never looked that Good [PV Carol Peletier] [TERMINÉ] Dim 19 Mar - 21:59

Sans surprise, et même si elle y mettait tout son cœur, Carol n'était absolument pas dans la position que lui avait demandé Jane. Elle vit cette dernière secouer la tête comme pour lui exprimer son incompétence mais sans vraiment lui dire. Elle lui en fut d'ailleurs reconnaissante car cela signifiait qu'elle se mettait à sa place. Elle devait comprendre que sa peur des armes et son manque de confiance faisaient d'elle une piètre élève pour le coup. Pour être honnête, Carol aurait certainement fui Jane si cette dernière lui avait fait des reproches aussi vite dans l'apprentissage.

Au lieu de cela, elle joua au parfait pédagogue en jouant la carte de la patience. Elle alla même jusqu'à se glisser tout contre elle pour l'aider à mieux assimiler les bases d'un tir debout. Au final, ce ne fut que des détails qui furent mis en place. Un bras moins tendu, un axe plus large ou encore un angle plus ajusté. Mais bizarrement, la mère de famille comprit très vite les subtilités que tentait de lui enseigner l'ancienne militaire. Carol était tellement concentré sur ce qu'elle était entrain d'apprendre qu'elle ne prit pas garde à la fébrilité qui émanait de Jane. Après tout, comment pouvait-elle imaginé qu'elle pouvait avoir une quelconque influence sur les émotions d'une autre femme.

Poursuivant dans sa bulle, Carol répéta l'exercice sous l'oeil acéré de Jane qui était aussi rouge qu'un personne ayant fait un effort physique. Pourtant, le temps n'était pas si caniculaire que ça. Haussant les épaules et se concentrant de nouveau, la quarantenaire exécuta une dernière fois le mouvement avant qu'elles ne passent à autre chose.

Ok ça j'ai compris, annonça-t-elle à Jane qui alla chercher ensuite une boite en carton.

S'éloignant quelque peu, elle la positionna à plusieurs mètres avant de revenir vers Carol qui s'interrogeait sur le but de la manœuvre. C'est là qu'elle lui expliqua que ce petit objet qui ne faisait que quelques centimètres de là où elle était serait sa cible. La mère de Sophia ne put alors retenir un fou rire en se rendant compte que ce qu'elle allait lui demander s'annoncer infaisable pour une non initiée comme elle.

Tu crois vraiment que je vais réussir à toucher ça là-bas ? Demanda-t-elle en se calmant. Je ne la vois presque pas.

Cependant, Jane ne se laissa pas distraire et lui demande de réitérer son mouvement en visant cette fois-ci la boite de munition vide. Carol s’exécuta et après quelques rapides corrections et semblait prête. Prête à quoi elle ne le savait pas encore mais la militaire ne tarda pas à lui présenter cinq balles. La nouvelle étape de l'apprentissage allait donc se centrer sur le chargement d'une arme. L'attention de l'élève s'intensifia alors davantage au vu de la dangerosité de ce qu'elles s'apprêtaient à faire.

Toujours pointée vers le ciel ou par terre. D'accord pas de soucis.

Le duo se lança donc sur le maniement du barillet et bizarrement cela paru plus facile aux yeux de Carol. Elle qui était très manuelle voyait en ce geste quelque chose de plus minutieux et donc féminin. Bref elle trouvait cela plus accessible. D'ailleurs, elle le prouva réussissant l'exercice sans trop de difficulté. On put alors lire dans ses yeux une sorte de fierté qu'elle affichait fièrement. Elle avait vraiment l'impression de progresser vers l'objectif qu'elle s'était fixée.

Malheureusement, toute bonne chose a une fin. Le destin voulut que l'échange des deux femmes s'interrompt plus rapidement que ce qu'elles avaient prévenu. En effet, Andréa venait d'apparaître à l'orée de la clairière et les interpella. Rick cherchait Jane d'après ses dires et cela semblait urgent. Carol plongea son regard dans celui de son instructrice et sur un ton compréhensif lui lança.

Vas y ! On reprendra une autre fois. Merci déjà pour tout ce que tu m'as appris.

Laissant ainsi les deux femmes s'éloignaient ensemble pour rejoindre le leadeur du groupe, Carol rentra toute seule en rêvassant. Elle était vraiment heureuse de cet échange avec Jane et avait hâte de reprendre là où elles s'étaient arrêtées.

Fin !
Au vu de l'arrivée du new épisode, j'ai préféré terminer notre sujet. Merci milles fois à toi et à très vite je l'espère^^

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MessageSujet: Re: Day 06 - Having a Friend never looked that Good [PV Carol Peletier] [TERMINÉ] Lun 20 Mar - 11:06

Having a Friend never looked that Good

Jane Raikes & Carol Peletier

Je voyais que Carol se débrouillait même plus vite que je ne le pensais, elle avait vite assimilé le chargement du revolver que je venais de lui donner. Mais nulle trace de stupéfaction ou d'étonnement sur mon visage, ma simple indifférence et impassibilité calculée notamment lorsque j'étais en train d'entraîner. Carol ne posa pas d'autres questions et adopta rapidement les consignes que je lui disais. Ça me changeait vraiment des élèves que j'avais habituellement. J'allais lui dire qu'elle avait l'autorisation de faire feu sur la cible que j'avais indiqué mais on nous interrompit. Par je ne sais quel moyen, Andrea se pointa et vint me quérir auprès de Grimes. Je montrais une colère froide à l'égard de la femme blonde, détestant être interrompue dans mon cours, surtout si c'était avec Carol.

Je regardais Carol d'un œil inquiet avant qu'elle ne me rassure en me disant que je pouvais y aller. Je ne pouvais m'empêcher de craindre pour elle. Je fis attendre Andrea en allant chercher la boite vide plus loin et la remis dans le sac à dos que je laissais à Carol. Je m'assurais que le Glock était lui chargé avant de regarder Carol à nouveau.


Le Glock est chargé, ainsi que le S&W. Au moindre problème tu fais feu sur ce qui t'attaque, ne te pose pas de question et file vers le camp. Je veux qu'il ne t'arrive rien.


Je rejoignis ensuite Andrea, fusil d'assaut dans mon dos et avec un dernier coup d'œil à la mère de famille et me remis en marche vers le camp où Grimes m'attendait en compagnie de la femme blonde qui n'osait pas piper mot car elle sentait bien que je n'étais pas jouasse. Grimes avait vraiment intérêt à avoir une bonne raison de me ramener. Ce n'était pas aujourd'hui que j'aurais montré à quelqu'un ces photos que j'avais sur moi et qui comptait beaucoup pour moi.

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MessageSujet: Re: Day 06 - Having a Friend never looked that Good [PV Carol Peletier] [TERMINÉ]

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Day 06 - Having a Friend never looked that Good [PV Carol Peletier] [TERMINÉ]

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