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Day 08 - La meilleure façon de prédire l'avenir, est de le créer. (feat Jane Raikes)

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Rick Grimes
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MessageSujet: Day 08 - La meilleure façon de prédire l'avenir, est de le créer. (feat Jane Raikes) Sam 21 Jan - 6:06


La meilleure façon de prédire l'avenir,
est de le créer.
Jane Raikes & Rick Grimes



Il était grand temps de songer à la suite, à l'avenir. Bien que plusieurs se soient écoulés après ma rencontre avec la militaire Jane Raikes, je n'avais cessé de ruminer encore et encore sur ce qu'elle m'avait annoncé concernant Fort Benning. Personne n'était encore informé à ce propos, hormis Shane et Lori. Mais le message n'allait certainement pas trop tarder à se diffuser un peu partout, surtout au vu de la réaction de mon ancien collègue. Très irritable et instable en ce moment. Pour l'instant, mon côté têtu voulait tout faire pour essayer de trouver une solution pour rester au sommet de cette colline, qui nous offrait tout de même un éventail d'avantages, que nous ne sommes pas certain de retrouver ailleurs. Mais, par mesure de sécurité, il ne coûtait rien de partir en reconnaissance tout en allant se ravitailler en même temps. J'avais, au départ, songé à emmener plusieurs personnes à mes côtés. Mais finalement, je décide de n'embarquer que Jane avec moi. Shane est trop instable et les autres sont pas mal occupé au camp. Par la même occasion, j'avais besoin d'aller me changer aussi un peu les idées. Du moins... avant d'organiser une réunion demain, pour enfin parler de la situation actuelle avec l'ensemble des survivants. Je comptais donc beaucoup sur cet aparté, pour trouver une solution de repli efficace. Suffisamment, pour ne pas avoir qu'à annoncer de mauvaises nouvelles au groupe demain.

Je fais un petit détour du campement, pour voir ce qui s'y passe, puis informe mon départ à quelques personnes. Au passage, je passe devant la tente de Jane et lui fait un signe suffisamment distinctif pour lui faire comprendre de me rejoindre non loin du camping-car. Je la laisse se préparer, pendant que je me munie d'une gourde, de mon revolver, de quelques munitions et d'une arme de poing pour le corps à corps. Lori ne semble pas très rassuré à l'idée que je m'éloigne à nouveau du campement, mais est consciente de l'utilité de la chose. Je profite aussi du fait que Carl soit occupé avec Shane. Je m'équipe donc comme il se doit, puis me tourne, pour jeter un regard vers Jane. Pendant qu'elle sert elle-même des armes de son choix, je lui fais assez discrètement un petit topo de mes intentions.

- « Je pense qu'il est temps de partir en reconnaissance... Si tu es toujours partante pour m'y accompagner, bien sûr. Vu les nombreux bleds aux alentours, on trouvera peut-être un coin plus sûr. Glenn m'a également parlé de quelques boutiques encore bien chargé en stock de nourriture et médicaments, à l'Est. Si nous arrivons également à trouver de quoi nous ravitailler, ce serait plus que bénéfique, pour nous tous... »

Je passe une main dans mes cheveux, puis me bois déjà une première gorgée d'eau, avant de raccrocher la gourde à ma ceinture et de ranger mon arme. Puis, je me dirige vers une de nos voitures et allume le moteur. Au moins, j'avais bien vérifié avant aujourd'hui, avec Dale et Glenn, que celle-ci n'allait pas nous lâcher en chemin. J'attends que la militaire termine de se préparer et soit prête, avant de quitter le campement avec elle à mon bord. Durant une petite partie du trajet, je rumine, réfléchis... Contrarié par de nombreuses choses. A tel point, que je ne songe pas dans l'immédiat, à lui demander comment elle se sent au sein du camp, depuis son intégration. Mais je fini par briser tout naturellement le silence, tout en restant concentré sur la route.

- « Une réunion sera sûrement organisé demain, avec l'ensemble du groupe. J'espère ne pas avoir que de mauvaises nouvelles à leur annoncer... »


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MessageSujet: Re: Day 08 - La meilleure façon de prédire l'avenir, est de le créer. (feat Jane Raikes) Dim 22 Jan - 1:22

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Jane Raikes & Rick Grimes

J'étais en train de nettoyer mes rangers lorsque Grimes passa devant ma tente et me fit signe de le suivre. Je ne posais pas de questions et me leva pour le saluer avant d'enfiler mes rangers tout juste nettoyées. Gilet pare-balles enfilé et casque vissé sur la tête, je le suivis ensuite dehors et je le rejoignis au camping-car alors que j'ajustais ma jugulaire. Grimes était en train d'échanger quelques mots avec sa femme alors que je ne me fis pas prier pour aller piocher dans le sac d'armes. C'est avec un plaisir non dissimulé que j'y retrouvais mon M4, m’emparai de ses munitions soit deux chargeurs pleins et je pris également une arme de poing. Il y avait un Beretta qui traînait avec un holster et j'ajustais ce dernier sur ma cuisse alors que Grimes venait me briefer sur les objectifs de notre mission.

Il était temps qu'on parte voir Grimes. Je me demandais quand est ce que vous vous décideriez. La priorité n'est pas vraiment le ravitaillement mais plutôt de trouver un nouvel emplacement. Des vivres et des médicaments en rab ne nous aideront pas si nous sommes de nouveau attaqués.


En voyant Grimes boire dans sa gourde, je vérifiais la mienne et après m'être assurée qu'elle était pleine, je chargeais mon M4, la sécurité enclenchée et l'on sortit du camping-car. Je le rejoignis quelques secondes après, sous les yeux de la femme de Grimes et l'on embarqua dans une voiture. Le shérif adjoint la démarra et nous partîmes. J'espérais que Grimes savait où il allait car pendant le trajet, je ne reconnus rien et j'espérais que Grimes n'était pas perdu. Quelques minutes après notre départ, je fus reconnaissant à Grimes de briser le silence. Ce qu'il dit ensuite m'irrita quelque peu.

Si vous voulez mon avis Grimes, vous perdez votre temps. La moitié de ces gens ne veulent pas partir et quitter leur relatif confort là haut même si l'endroit est indéfendable et l'autre moitié est prête à vous suivre. Vous connaissez mon avis Grimes, il faut que nous partions. Mais soit, si vous décidez d'organiser une réunion, libre à vous. J'espère juste que nous ne serons pas attaqués pendant que l'on se chamaille.


Si Grimes émit des protestations, je ne les entendis pas, j'étais désormais concentré sur autre chose. Peut être avait-on l'impression que je ne faisais pas attention à tout ce qu'il se passait dans le camp mais un détail me fit tiquer dès le lendemain de mon arrivée. C'était son collègue qui se faisait appeler Shane. Je ne voyais pas tout ce qui se passait avec lui, mais le peu que je voyais, ne me rassurait pas. Il semblait bien plus instable que lorsque j'étais arrivée et plus incontrôlable. Il pouvait mettre en danger la survie du groupe. Grimes n'allait certainement pas s'en séparer mais si jamais il fallait mettre fin à ses agissements et que Grimes n'en aurait pas la force, je ferais moi-même exploser la cervelle de tout fauteur de troubles dans le groupe, ancien collègue de police ou non. La survie du plus grand nombre importait et si l'un des membres mettait cette survie en péril, il ne fallait pas hésiter à s'en séparer, avec pertes et fracas s'il le fallait. Il fallait bien évidemment mettre Grimes au courant.

Autre chose aussi Grimes. Votre collègue, celui qui se fait appeler Shane. Il va vraiment falloir le garder à l’œil. Je n'aime pas sa façon d'agir, on dirait qu'il peut péter un câble à tout moment. Je ne dis pas que nous devons nous en séparer mais Grimes, faites attention à vos arrières, à votre famille et aux gens du groupe. Ces gens ont de la chance d'avoir quelqu'un d'équilibré et de bienveillant tel que vous comme chef alors ne gâchez pas ça. Shane est en train de mettre la survie de notre groupe en péril, il vous faudra agir en conséquence. Vous faites dans le social, certes, c'est votre manière, mais un jour il vous faudra employer la manière forte. Et ce jour là, je serais ravie de vous aider.


J'échangeais un regard avec Grimes, la dureté de mes yeux contrastant un peu avec le reste de mon visage qui renvoyait mon image de coquille vide.

Ceci dit, comprenez bien mes intentions. Je ne cherche pas à vous supplanter, je sais quelle est ma place avec vous mais il va vous falloir surveiller vos coéquipiers et surtout ce Shane. Je cherche uniquement à vous conseiller au mieux et je suis en train de vous dire qu'un de vos coéquipiers est en train de perdre les pédales. Quand à moi, ma loyauté vous est acquise. Depuis que je suis avec vous, j'ai appris à de nouveau vivre dans un groupe, tout civil qu'il est. Vos gens me traitent bien ou avec indifférence et cela me convient. Ce serait vraiment un gâchis infini si cet équilibre fragile venait à voler en éclats parce qu'un des nôtres n'est pas foutu de garder ces états d'âmes.


Dans ma voix, je laissais désormais transparaître la mise en garde contre cet homme, le ton grave et sérieux. Après, j'espérais que Grimes ne prendrait pas mal mes avertissements, je voulais qu'il comprenne que la situation était plus grave qu'il pouvait le penser et qu'il fallait y remédier.

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MessageSujet: Re: Day 08 - La meilleure façon de prédire l'avenir, est de le créer. (feat Jane Raikes) Mer 25 Jan - 5:25


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Tout le long de cette intervalle, entre le moment où nous quittons le camp et le trajet en voiture. Je veille à rester concentrer sur la route et surtout à garder mon sang froid ainsi que mon inébranlable calme, face aux dires et aux conseils de Jane. Bien que de temps à autre, mes doigts serrent leur emprise autour du volant et ma mâchoire se crispe. Certaines de ses remarques m'irritent et m'agacent au plus haut point. Comme si je n'étais pas déjà conscient de tout cela ? Comme si j'étais un imbécile incapable de concevoir ce qui est prioritaire ou non... De savoir ce qui est bon pour le groupe ou non... Comme si elle avait la science infuse... Elle doit croire que parce que je fais dans le social, je ne suis pas capable de penser de différentes manières. Elle se trompe, sur beaucoup de choses. Mais dans un sens, elle ne me connait pas encore totalement. Elle est même bien loin du compte. Moi-même, apprends à me redécouvrir depuis que je suis sorti du coma et que je vis dans cet Enfer. Et c'est pourquoi, au final, j'arrive à garder mon calme et ne lui vole pas dans les plumes. Tout du moins, pas aussi méchamment que j'aurai pu le faire. Je sais qu'elle ne fait que me conseiller, seulement... à sa manière. Je suis conscient, qu'elle ne cherche pas à remettre en question ma place en tant que chef. Elle me confia même son épanouissement au sein du groupe. J'en suis ravis pour elle, très honnêtement. J'étais moi même, très heureux qu'elle soit parmi nous et fier de la vitesse avec laquelle elle a réussi à s'intégrer et se rendre utile. Pour autant, je reste un peu tendu. Quand elle termine de parler, je reprends doucement la parole, bien que mon timbre de voix soit tranchant et autoritaire.

- « C'est bien gentil pour les conseils Jane, mais je sais parfaitement ce que je fais, comment protéger ma famille et ce qui est prioritaire ou non. »

Pour le coup, je n'avais pas envie de me justifier sur le fait que des médicaments, des munitions ou un peu de nourriture peu toujours s'avérer précieux. Le groupe l'aurait déjà sévèrement regretté et en sachant que nous risquons probablement de nous déplacer dans un futur proche, autant prévoir le nécessaire. En cas de pépin sur le chemin. Bref, j'avais bien enregistré dans un coin de mon crâne ce qu'elle venait de me dire. Tous ses sages conseils et sa bienveillance. Même si je reste indifférent en apparence et qu'aucune émotion ne se fige sur mon visage. Je resonge alors au sujet de Shane. Là aussi, je me suis contenu de justesse à prendre sa défense, sur le coup. Par pur instinct de protection, par réflexe.

- « Shane et moi sommes plus que d'anciens collègues, nous sommes de très vieux amis. Si ma femme et mon fils sont encore en vie, c'est grâce à lui. Il a veillé sur eux pendant que... J'étais dans le coma, au moment où tout ça à commencer. Je me suis réveillé en plein apocalypse. Je lui dois beaucoup... »

Un voile de tristesse traverse brièvement mon regard azuré, toujours concentré sur la route. Pourtant... Jane n'a pas totalement tord. Moi aussi, j'ai remarqué son changement de comportement. Jusqu'à même avoir l'impression qu'il m'en veut pour beaucoup de choses. Mais l'affecte que j'ai pour lui, qui est comme un frère pour moi, m'empêche sûrement d'accepter la pire des vérités. Toutes les vérités...

- « Il a le sang chaud, mais n'irait jamais jusqu'à mettre son propre groupe en péril. Il a toujours été comme ça... Il a toujours été insupportable... »

Un petit sourire en souvenir de nos bons moments, étire lors d'un instant éphémère mes lèvres. Avant que je me racle la gorge pour essayer de ne pas me laisser submerger par les émotions. Par pudeur. J'avais beau être dans le social, je reste un mystère en ce qui me concerne.

- « Ce... nouveau monde, change un Homme. Tout le monde a changé et changera encore. »

Peut-être qu'elle, avait trouvé la solution pour se construire une armure mentale inébranlable. Mais ce n'est pas le cas de tous. Gérer un groupe de civils pouvant paniquer à tout moment, n'est pas la même chose que de commander d'obéissants soldats formatés pour ça. Je me dois, de me soucier de l'avis de tous. Même si une part de moi, encore prisonnière dans l'ombre, pense exactement comme Jane. Une part plus tyrannique et autoritaire... Qui s'éveillera certainement dans un temps futur. Ma tension descendant progressivement, je jette un regard vers la militaire.

- « Je suis heureux que tu sois parmi nous. Tu nous es d'un grand soutien. »

Il était toujours bon de le dire. Aujourd'hui, j'avais confiance en sa loyauté et en sa franchise, bien que blessante parfois, était quelque part... sécurisante. J'espérai seulement qu'elle arriverait un jour à faire confiance en ma façon de faire. Je me concentre à nouveau sur la route, prenant un virage pour entrer dans un village. A première vue, pas un rôdeur en vue. Pour autant, je ralentis et observe un peu les environs. Quelques boutiques nous entourent. J'éteins finalement le moteur, avant de sortir doucement du véhicule tout en continuant de garder un œil très vigilant sur les alentours.

- « Il y aurait une sorte de bunker, à deux rues d'ici. On pourrait aller y jeter un œil. Si par chance, il peut nous servir de futur campement, on aura au moins de quoi se ravitailler durant quelques temps juste à côté. »


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MessageSujet: Re: Day 08 - La meilleure façon de prédire l'avenir, est de le créer. (feat Jane Raikes) Mer 25 Jan - 14:17

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Le ton devenu autoritaire de Grimes, quoique teinté d'un voile d'une volonté de ne pas me blesser dans la voix me fit penser que j'avais fait mouche avec mon discours. Je ne voulais pas lui faire la morale mais je pense que j'avais vu juste lorsque j'avais évoqué sa famille et les gens du groupe. Au moins il avait conscience qu'il fallait protéger ces gens, avec son collègue ou non. Le ton sec et tranchant me rassura quelque part, il devait donc être capable de faire preuve d'un peu plus de fermeté. Et l'autorité, j'y était plus habituée comme chef plutôt qu'un flic qui lui est plus habitué à faire dans le social. Je ne m'en sentis pas offensée du tout le moins du monde. La suite fut encore plus intéressante car j'arrivais à en comprendre un peu plus sur l'ancien shérif. Ou du moins ce qu'il lui est arrivé pendant cette épidémie. Moi je ne le regardais que de temps à autre, plus concentrée sur la route, une main toujours posée sur mon arme, mon index non loin de la détente de mon M4.

Je le laissais lui dire ce qu'il avait en tête et un peu sur le cœur, chose que normalement je ne fais jamais mais cela faisait partie de mon programme d'adaptation. En effet, encore une fois, j'avais affaire à des civils, j'étais la seule militaire du groupe, si l'on exceptait Dixon mais il serait temps que lui et moi on se mette à discuter aussi. Le bougre s'absentait très souvent... Mais hors de question de m'assagir. Le social, je laissais ce travail à Grimes, je n'étais pas la meilleure dans ce domaine et il le savait. Je le laissais faire ce qu'il voulait, moi de mon côté, je voulais m'assurer que personne ne vienne foutre la merde dans l'équipe. Dans notre situation, il nous fallait une figure charismatique pour nous rallier et un chef incontesté qui s'imposait sinon notre unité volait en éclats. Quand à moi, je pouvais commander des soldats mais en aucun cas diriger des civils, j'en étais consciente, j'étais beaucoup trop expéditive et violente pour tolérer la moindre plainte de civils. Encore une fois j'étais contente intérieurement que Grimes soit là. Si je devais prendre la tête du groupe, il ne resterait plus personne au bout de quelques jours. Cela était un aveu difficile de reconnaître mes propres limites mais qui sait ? Peut-être serais-je un peu plus différente un jour ? Si j'arrivais à m'adapter, peut être serais-je habilitée à mieux diriger notre groupe tout en restant militaire dans mes actes...


Je comprends mieux cette impression étrange que j'ai avec vous. Vous n'êtes pas comme nous autres qui avons vécu cette épidémie de près. Nous qui l'avons vu de nos propres yeux en sommes marqués à jamais. Je sais mieux me battre que la plupart des gens de notre groupe mais aucun entraînement militaire ne vous prépare à ce que l'on a vécu. Vous, vous n'avez vu que la fin, lorsqu'il ne restait plus rien. Vous n'avez pas eu à affronter l'avant et le pendant. Quelque part, vous êtes chanceux. En dehors du fait que vous avez pu récupérer votre famille entière. Là vous êtes vraiment chanceux et en cela, il est vrai, vous avez une dette envers votre collègue.


Grimes me gratifia ensuite d'un compliment comme il savait y faire lorsqu'il appréciait quelqu'un. J'étais un soldat entraîné à tuer et à faire preuve d'aucun sentiment lorsqu'il le fallait mais ces mots, simples en soi, me réconfortait un peu. La Jane Raikes humaine, celle qui demeurait prisonnière de la Jane Raikes militaire sortit de ses chaînes pendant quelques secondes et j'envoyais à Grimes un de mes très rares mais fugaces sourires du coin de lèvres. Puis la Jane Raikes militaire botta le cul de la Jane Raikes humaine et je repris mon sérieux. Quelques secondes plus tard, l'on arrivait dans un village vide, petite bourgade américaine comme il en existe des milliers à travers le pays et l'ancien shérif coupa le moteur. C'était le signal pour moi de sortir du véhicule et j'enlevais la sécurité de mon arme, balayant ensuite les alentours de ma lunette de combat. Mais je ne répondis pas de suite. On entendait même pas un grognement de mort-vivant ni même un bruit animal, l'endroit était plus que mort. Je pointais ensuite ma lunette vers les rares bâtiments ayant un étage. Il n'y avait rien. Vraiment rien.

Bien pris, Grimes. On ne se sépare pas, on reste ensemble. On longe les maisons pour ne pas rester à découvert. On va aller voir ce bunker, ensuite nous pourrons voir ce que nous pouvons récupérer. Passez devant, je vous couvre. Allez go !


Le lieutenant Raikes était maintenant en train de s'exprimer, je donnais mes ordres comme si je dirigeais mon escouade mais je me rappelais aussitôt que j'étais seule avec un shérif. Toutefois, heureusement celui-ci n'émettait aucune protestation et je lui collais au train, tâchant de surveiller tout les alentours. J'avais quand même l'impression d'être observée ici mais pour le moment tout allait bien. Je suivais Grimes, le couvrant à chaque angle et coin de rue, fenêtres et buissons en ligne de mire, prêt à aligner le premier fumier qui s'amenait. Pour l'occasion, j'avais coupé le bout de mes gants de combat et les avait recousus, transformant les gants en mitaines ce qui m'allait bien mieux. En Irak, on avait vite laissé tombé les gants pour des mitaines de combat, bien mieux habilitées à la chaleur du Moyen-Orient et n'enlevant en aucun cas l'efficacité du combat mais permettant de mieux évacuer la sueur des mains. D'un point de vue personnel, je trouvais que ça m'allait mieux et que j'avais une meilleure prise sur mon arme.

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Dernière édition par Jane Raikes le Mar 14 Mar - 21:50, édité 2 fois


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MessageSujet: Re: Day 08 - La meilleure façon de prédire l'avenir, est de le créer. (feat Jane Raikes) Jeu 26 Jan - 20:44


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Étrangement, le fait de m'être quelque peu livré à Jane, m'a fait un bien fou. Chose, que je n'ai pas l'habitude de faire et on me l'a souvent reproché, de tout garder pour moi. Je suis particulièrement doué pour écouter les autres et essayer de les comprendre. Mais me comprendre moi-même et me confier, c'est une toute autre affaire. Pourtant, je ne connais pas encore très bien la militaire, mais j'ai confiance en elle et j'ai comme la certitude, qu'elle fait partie des rares à pouvoir me comprendre et à me fournir des réponses particulièrement franches. Quand je perds pieds, c'est ce dont j'ai le plus besoin. Tout comme elle, semble rechercher une certaine autorité et sécurité auprès de moi. Plus j'apprends à la connaître, plus il semblerait que nous sommes tous deux disposés à nous compléter. A faire une bonne équipe. Quoi qu'il en soit, mes petites confessions semblent avoir été bien entendu et du coup, elle en sait également un peu plus sur moi et sur la manière dont j'ai dû accepter cette situation. Certes, je n'étais pas la ni avant, ni pendant l'épidémie. Mais se réveiller d'un profond coma et avoir l'impression de ne pas en être réellement sorti, en découvrant aussi subitement un monde tel que celui-ci... N'est pas non plus chose facile. Fort heureusement, je faisais parti des rares chanceux à avoir retrouvé ma famille en vie. C'est cela, qui m'a d'ailleurs aidé à accepter toutes ces horreurs.

Nous voilà donc enfin arrivé à destination. Sans perdre un instant, pendant que je donne les consignes et indique la présence d'un Bunker à Jane, celle-ci balaya les alentours avec attention. Ce qui me donnais le champ libre pour réfléchir plus facilement et agir. Je la surprends même à m'offrir, un rare sourire. Ce qui m'étonne, agréablement parlant. Et me conforte dans ce que je pense d'elle depuis le début. Qu'il y a bien une humaine, caché derrière cette lourde armure. Alors que j'allais donner les ordres, celle-ci me devança et s'exprima comme si la situation éveillait son côté lieutenant et comme si nous étions bien plus de deux sur le terrain. Sur le coup, j'en souris, amusé. Et n'y émet aucune objection, puisqu'elle ne fit que citer ce que j'allais moi-même citer. C'est donc sans perdre une seconde de plus, que j'ouvre la marche en tête. Couteau en main, prêt à le planter dans le premier crâne de rôdeur me barrant la route. Discrètement, nous longeons les murs, tandis que je mémorise chaque rue de cette ville que je découvre. Léguant toute ma confiance à Jane, qui couvre mes arrières. Ce qui ne me rassure pas pour autant, c'est ce calme ambiant. Cela ne cachait pas toujours du bon... Cela pouvait parfois signifier, qu'une horde ou tout un attroupement de rôdeurs devait être entassé quelque part. Espérons pas, dans ce fameux Bunker.

- « Restons sur nos gardes... »

Lançais-je dans un murmure. Bien que Jane devait sûrement le savoir et déjà être à l’affût de tout, mais c'était un peu comme une façon de me rassurer moi-même. Tous mes sens étaient en éveil. Après avoir contourné deux rues, je perçois enfin l'entrée du Bunker au loin. Tout du moins, une de ses entrées, car il devait en contenir plusieurs. Je fais signe à Jane, avant d'accélérer le pas jusqu'à l'entrée. L'épaisse porte était entrouverte et l'endroit abandonné depuis un moment, sûrement. A nouveau, je fais un signe particulier à Jane, lui indiquant de m'attendre ici et de monter la garde, pendant que je jette un premier coup d’œil à l'intérieur. Je m'empare de ma lampe torche, car il ne manque pas de faire sombre à l'intérieur. Je m'enfonce à l'intérieur et frissonne en subissant la fraîcheur de cet endroit particulièrement clôt et peu ouvert sur l’extérieur. Seules quelques infimes ouvertures permettait aux rayons du soleil de s'infiltrer.

Silencieux comme une ombre, je m'avance à pas de loup et observe brièvement les premières pièces s'offrant à moi, qui menèrent directement à un hall immense. Quelques affaires, ayant certainement appartenu à l'armée du coin, étaient encore là. Avec un peu de chance, peut-être même encore des armes et des munitions. Tout était saccagé, mais aucun cadavre en vu. Le calme plat... Néanmoins, la résonance pouvait s'avérer puissante ici. Il valait mieux ne même pas dépasser le stade du murmure. Constatant qu'il n'y avait rien à signaler, je retourne auprès de Jane et ouvre la porte en grand pour l'inviter à me rejoindre à l'intérieur.

- « Ce Bunker a l'air très profond et contient peut-être une armurerie... L'armée a dû s'en servir au début de l'épidémie et l'utiliser comme centre de refuge ou quartier général... »


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MessageSujet: Re: Day 08 - La meilleure façon de prédire l'avenir, est de le créer. (feat Jane Raikes) Ven 27 Jan - 13:31

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Je suivais Grimes alors qu'il nous emmenait vers le bunker. Cette bourgade n'était pas normale, il y avait beaucoup trop de points de couverture pour un éventuel tireur embusqué et s'il n'y avait pas le moindre bruit, c'était peut être parce que les monstres étaient tassés, compactés au même endroit. Serrant les dents et vigilante, Grimes nous mena à l'entrée du bunker.

Je jetais un œil à celui-ci alors que Grimes me demandait de le rejoindre. Le terrain était à découvert sur quelques mètres avant de rejoindre l'entrée du souterrain. Quelques mètres qui pouvaient nous être fatals. Je ne me fis pas prier pour franchir cette distance à grandes enjambées avant de me poster d'un côté de la porte entrouverte. Grimes mit ensuite la paume de sa main gauche sur le sommet de sa tête en me regardant. Je hochais légèrement la tête en faisant un cercle avec mon index et mon pouce droit, les autres doigts relevés. En clair, il voulait que je couvre l'endroit et je lui montrais que j'avais compris. Je me maudis légèrement de ne pas avoir pris ma radio car je ne voulais pas que l'on se sépare mais soit je le laissais s'engager à l'intérieur alors que je reportais mon attention aux alentours, un genou à terre, protégé par ma genouillère. Mon M4 était baissé pour le moment mais je continuais de balayer mon regard. Je crus percevoir du mouvement sur ma gauche mais les effets d'ombre et du soleil avaient dû me jouer des tours. J'espérais que Grimes aille bien désormais car l'endroit était toujours aussi mort.

L'ancien shérif adjoint vint me trouver quelques minutes plus tard et j'entrais à mon tour dans le bunker. Je regardais Grimes alors qu'il me parlait mais je ne répondis pas sur le moment, me contentant d'un signe de tête pour montrer que j'avais compris ce qu'il me disait. Mais je ne pensais pas que ce bunker était un bunker fait et utilisé par l'armée. Le travail était beaucoup trop grossier et l'endroit miteux. De plus l'armée n'utiliserait pas de bunker à cet endroit, il y avait Fort Benning et Atlanta dans la région, l'armée avait certainement des bunkers mais aucun dans ce coin à ma connaissance et aucun de cette facture. Sinon, je pense que j'en aurais été informé en tant qu'officier. Or je n'avais jamais eu d'informations de cet ordre. Pour moi, le bunker tenait plus du trou creusé par un survivaliste un peu illuminé qu'autre chose. Je fis quelques pas en empruntant la torche de Grimes puis je m'arrêtais, lui montrant par un geste de la main vers le bas, de se baisser, et je mis un genou à terre. Le sol n'était pas renforcé ou nettoyé, on aurait la terre même du lieu. La lampe torche éclaira l'endroit mais il n' y avait rien pour le moment. J'intimais ensuite à Grimes de se mettre à ma hauteur et je lui rendis sa lampe.


Un bunker profond peut être mais certainement pas de l'armée. On ne se sert pas de bunker de ce genre dans l'armée, regardez on est à même le sol. Les bunkers de l'armée sont bien mieux faits. Votre bunker, c'est un illuminé de survivaliste qui l'a fait. Par contre, vous avez raison, allons voir ce qu'on peut en tirer. Mais à moins que vous ne souhaitez rendre nos gens aveugles par une vie souterraine, on ne peut pas s'établir ici. L'endroit est pire qu'indéfendable dehors.


Sans plus attendre on se relevait et l'on se mit à fouiller les pièces du bunker, lui devant à éclairer avec la lampe torche, moi derrière lui, mon M4 prêt à faire feu à la moindre menace. On ne trouvait rien pour le moment, à part quelques affaires dans un coin. Je compris pourquoi Grimes pensait que c'était un endroit de l'armée, il y avait un treillis qui ressemblait un peu au mien mais il n'y avait ni nom, ni désignation d'unité, ni même le drapeau sur l'épaule ou même un simple U.S. ARMY. J'arquais un sourcil avant de continuer ma route avec le shérif, s'enfonçant dans les profondeurs du bunker.

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MessageSujet: Re: Day 08 - La meilleure façon de prédire l'avenir, est de le créer. (feat Jane Raikes) Dim 29 Jan - 4:04


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C'est de manière très attentif que j'observe les réactions de Jane, tout en la laissant à son tour, prendre connaissance des lieux. Je ne suis pas un professionnel des bunkers, donc je n'avais fait que supposer les choses. Pour l'heure, la militaire reste calme et je m'abaisse quand elle m'indique de le faire. Respectant son silence et son analyse de la situation. Selon elle, ce bunker n'avait donc pas le moindre rapport avec l'armée. Qu'importe, finalement, du moment qu'on y trouve tout de même quelque chose d'utile. Mais une chose est sûr, après avoir traversé plusieurs pièces et nous être enfoncé davantage dans cet endroit, il n'était clairement pas vivable. Déjà que pour nous, il pouvait nous servir de tombeau à tout moment. Pour autant, le moindre bruit étrange n'aura aucun mal à parvenir à nos oreilles. J'acquiesce donc aux dires de Jane et nous continuons d'explorer les tréfonds de ce bunker sombre et lugubre. Torche et couteau en main, je continue d'avancer, à petit pas. Restant prudent et surtout, veillant à l'endroit où je met les pieds. A ne pas taper maladroitement dans un objet, qui pourrait provoquer une avalanche de bruit. Il n'y avait pas beaucoup d'issues possible pour nous enfuir, en cas de pépin.

J'ignore trop dans quelle direction aller, y allant un peu à l'instinct. Gardant mon calme, alors que j'ai la sensation que nous nous enfonçons droit dans les abîmes, dans des ténèbres sans fond. Il valait mieux ne pas être claustrophobe en tout cas. Soudain, une vague de bruits me fit vivement pivoter sur la droite. Je sers mon emprise sur le manche de mon poignard, en même temps que les battements de mon coeur s'accélèrent brutalement. Avant que ma lampe n'éclaire la présence d'un petit attroupement de rats, se faufilant entre nos jambes pour se diriger de là nous venons. Généralement, si les rats fuient, ce n'est jamais bon signe. Pour autant, je déglutis, puis échange un regard avec Jane. Comme pour m'assurer que tout va bien pour elle. Je récupère mon sang froid, laissant cette vague de sueur derrière moi, et continue d'avancer.

A l'aide de ma lampe torche, j'éclaire une porte située dans le fond du couloir. Quelque chose est écrit dessus avec du sang : "Tout ce qui vous attend ici, c'est la mort." En somme, rien de très joyeux. Je soupire, puis ouvre doucement la porte. Il semblerait au moins que nous soyons tombé sur le gros lot. A l'intérieur, un cadavre, assis au milieu d'une bonne réserve d'armements. Lentement, je range mon couteau puis ricane discrètement avant de jeter un regard amusé à Jane.

- « Tu avais raison. Le voilà ton illuminé... »

La pièce n'est clairement pas très grande. Je regarde avec minutie tout ce qui s'y trouve et pose mes yeux sur des armes intéressantes et quelques boites de munitions qui pourront nous être bien utiles. Cependant, je me stoppe un instant, constatant que le cadavre est entouré d'explosifs. Qu'il n'a visiblement pas eu le temps d'utiliser avant de mourir... Curieux et mon instinct de flic remontant à la surface, je ne peux m'empêcher d'étudier le cadavre. Aucune trace de morsure, mais quelqu'un lui aurait déjà planté un couteau post mortem. Il semblait être décédé d'une maladie assez violente, à la vue du sang séché qui dégoulinait de tous ces orifices. Quelqu'un serait donc passé par là et aurait laissé tout cet armement ici bien au chaud. Je m'efforce à sortir de mon raisonnement personnel, pour revenir sur l'instant présent.

- « Bien... On en aura quand même tiré quelque chose de ce bunker. Emportons dans un premier temps ce qui nous sera le plus nécessaire. »

Une petite pointe de déception pétillait tout de même dans mon intonation, ayant imaginé et attendu autre chose de ce bunker. Mais au moins, il y avait là une bonne réserve d'armes et de munitions. Bien qu'il nous sera pas possible de tout emporter avec nous. J'attrape un sac vide posé sur une étagère et le tend à Jane, avant d'en vider un autre pour commencer à amasser quelques munitions.


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MessageSujet: Re: Day 08 - La meilleure façon de prédire l'avenir, est de le créer. (feat Jane Raikes) Dim 29 Jan - 18:12

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L'exploration du bunker me rappela certaines opérations que j'avais effectué en Irak, notamment lorsque l'on cherchait des caches d'armes, de l'argent, de la drogue ou même des gens, lorsque l'on voulait faire des prisonniers. L'endroit était assez miteux, pas du tout éclairé, le danger pouvait arriver de partout. Sauf qu'en Irak, j'avais mes hommes avec moi, l'on avait une radio et on éclairait avec des lampes sur nos armes. Là ici, j'avais un ancien shérif, pas de radio, une seule lumière et l'ennemi que l'on combattait ne craignait ni la lumière, ni les balles, ni l'uniforme. Une virée normale en enfer en somme. Heureusement le shérif n'était pas un poltron et il dirigeait plutôt bien sa lampe torche, un couteau dans son autre main.

L'on arrivait ensuite à une porte au fond d'un couloir, certainement la fin de ce souterrain misérable. Dessus, un débile profond avait écrit avec ce qui ressemblait maintenant à du sang séché "Tout ce qui vous attend ici, c'est la mort." Passablement irritée par le message et par cette traversée dans le noir, j'avais l'envie pressante de défoncer la porte d'un coup de pied mais Grimes ouvrit la porte délicatement. Entrant directement après lui, prête à flinguer ce qu'il s'y trouvait, on n'y trouvait qu'un cadavre. Et pas mal d'armes. Grimes éclaira la pièce et l'on constatait qu'il y avait un bel armement dans la pièce. Aucune arme militaire mais beaucoup d'armes militaires adaptées pour le civil et surtout, il y avait beaucoup de munitions. Grimes me désigna ensuite le cadavre d'un air amusé. J'en profitais pour donner un coup de pied dedans pour m'assurer qu'il est bien mort avant de retrouver mon masque d'impassibilité. La mission n'était pas finie mais elle n'était pas si mal partie.


Voilà ce qui arrive quand on écrit des messages à la con pour faire genre sur les portes et quand on ne sait pas se défendre malgré tout l'armement présent.


Un mauvais pressentiment me saisit aussitôt mais je n'en montrais rien à Grimes sur mon visage. Toutefois, il fallait que je lui en fasse part. Une mise en garde sourde se plaçait dans mon esprit. Le bunker ne nous attaquerait pas mais de dehors, j'avais la douloureuse impression qu'on attendait notre sortie et que tout cela n'était qu'un piège.

Grimes avec toute la puissance de feu qu'on a ici, on peut armer nos gens et leur apprendre à tirer sans gaspiller trop de munitions. Mais vu que notre véhicule est loin et que nous n'avons pas une énorme capacité d'emport, prenez surtout des munitions et des armes de poings. Les armes comme les fusils de précision ou d'assaut ne feraient que nous encombrer. Prenons à la limite des fusils à pompe s'il y en a mais on ne se surcharge pas inutilement.


Me mettant plutôt allègrement à la recherche de ce qui pouvait être intéressante, je fus reconnaissante à Grimes d'une main porter sa lampe torche de façon à ce qu'elle éclaire la pièce je pouvais donc voir ce que je prenais. Et j'eus une énorme surprise en voyant le premier truc qui me tombait sur la main. La surprise en fut telle que je lâchais un juron mais sans crier, presque abasourdie.

Bordel de merde...


J'avais sous les yeux un authentique M16 modèle A4 de l'U.S. ARMY sous les yeux. Lâchant le sac je le pris en main et m'assura que le fusil d'assaut était bien authentique. Il y avait bien l'estampillage de l'armée sur la carlingue de l'arme ainsi que l'identification unique que l'on trouvait sur des armes livrées uniquement à usage militaire. Le fusil d'assaut était dans un état quasiment neuf. Son chargeur était rempli en entier et dans une boîte en dessous il y avait tout un équipement complet avec comprenant, poignée supplémentaire amovible, silencieux, viseur réflex, lunette de combat, visée laser et lampe de combat. Quelques chargeurs pleins s'y trouvaient également. J'eus l'impression d'avoir fait sauter la banque au Texas Hold'Em et pris une décision radicale. Je pris mon M4 modifié de la police et retirait chargeur et balle ainsi que la lunette de combat. Je mis ces accessoires dans le sac avant de démonter à toute vitesse le M4 et d'en briser une partie avec la poignée amovible. M'assurant que l'arme, même remontée serait inutilisable, je jetais le reste dans un coin, sans faire attention à Grimes et pris le M16A4. Je lui mis sa poignée supplémentaire, sa sacoche de nettoyage accrochée sur la crosse sa lunette de combat et la lampe de combat, allumant cette dernière qui éclairait plus fort que la lampe torche de Grimes et m'assurait qu'il était chargé.

Désolé Grimes, je ne peux pas passer à côté de ce flingue. C'est un truc bien mieux que le M4 et j'avais l'habitude de me servir des machins. Au poker, on aurait appelé ça "tirer le jackpot". Par contre, je crois savoir d'où vient le fusil.


La sécurité du M16A4 enclenchée, je pris d'autres boites de munitions et une chiée de pistolets Beretta et Glock avec leurs balles. Je délaissais les fusils à pompe, les fusils de précision et les AR-15 qui trainaient. Par contre boites de munitions et autres armes de poing disparurent dans mon sac en compagnie de la boîte contenant les accessoires pour le M16A4. Je fis une exception néanmoins pour un Remington modifié civil, fusil à pompe à usage civil transformé par l'armée. Mon sac bourré de boites de munitions et d'armes de poing, je fermais ce dernier et posant mon M16A4 à côté, je le mis comme un sac à dos et je repris mon fusil d'assaut que j'étais contente d'avoir. J'éclairais le couloir en attendant que Grimes termine et raffermit la prise sur mon arme à travers mes mitaines de combat.

On ferait mieux de partir, ne pas s'attarder ici...


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MessageSujet: Re: Day 08 - La meilleure façon de prédire l'avenir, est de le créer. (feat Jane Raikes) Jeu 2 Fév - 4:35


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Tout en écoutant attentivement Jane d'une oreille, je continue d'observer minutieusement chaque armes et munitions se trouvant sous mes yeux. Veillant à éclairer aussi le coin de la militaire afin qu'elle s'y retrouve. Il y a là, de quoi satisfaire notre campement et surtout notre défense. La majorité des armes étant adaptés aux civils. J'ouvre quelques boites se trouvant sur des étagères, fouinant un peu partout. Pendant que Jane me distribue encore quelques conseils. Je l'écoute que d'une oreille, sachant très bien ce qu'il y a de bons à prendre, ou non.

- « Cette zone n'est pas très loin du campement. S'il le faut, on repassera récupérer ce qu'il reste plus tard et avec plus de bras. »

Dans un premier temps, je prends le temps d'observer tout ce qui se trouve, avant de faire l'inventaire dans ma tête de ce qui serait prioritaire à prendre. Laissant Jane bidouiller son arme dans son coin. D'ailleurs, le petit juron qu'elle lâcha me poussa vivement à me redresser et à la regarder. Par simple réflexe, de crainte qu'il lui arrive une tuile. Mais non... Elle était simplement en train de s'extasier devant un M16A4. A mon tour, j'hausse les sourcils. Effectivement... Elle venait de tomber sur un sacré jackpot.

- « J'étais shérif, je te rappelle... Je m'y connais tout de même un peu dans le domaine. »

Elle en tout cas, semblait être une mordue d'armement. Une femme vraiment pas comme les autres, décidément. Ce qui n'est pas pour me déplaire. J'avais vraiment bien fait de la prendre avec moi aujourd'hui.

- « Tu peux le garder. On a cas dire... que c'est ton cadeau de Noël avant l'heure. »

Échangeant un bref regard avec la jeune femme, je lui souris ensuite doucement. Je me concentre ensuite à nouveau sur mon objectif. Commençant à prendre quelques fusils à pompes et pistolets de type Bren Ten 10 mm ou Beretta 92. Côté munitions, je ne me prive pas non plus. Jane avait raison, nous aurions au moins de quoi ne pas gaspiller trop de balles et surtout de quoi entraîner au tire. Je termine de remplir mon sac à mon tour, constatant que l'éclairage des pièces se fait largement meilleure une fois que Jane fit usage de la lampe torche liée à son arme. Je me redresse, puis balance le sac sur mon dos avec entrain. Jetant un dernier regard au cadavre... secrètement intrigué par ce qui lui ait arrivé.

- « C'est bon. Allons-y. »

Pour cette fois, je laisse ma coéquipière passer devant moi, ayant un bien meilleur moyen d'éclairer et une bien meilleure arme, tandis que je surveille ses arrières avec attention. Connaissant et visualisant mieux le chemin du retour, nous mettons peu de temps avant de rejoindre l'entrée. Sauf que le silence semble avoir étrangement disparu et un inquiétant vacarme se fait entendre, que nous entendons déjà de là d'où nous sommes. Mon visage se décompose lors d'un instant et je déglutis discrètement, inquiet. Sachant qu'il n'y avait pas un rat au moment où nous sommes arrivés et que nous n'avons pas non plus fait le moindre bruit depuis, comment un tel retournement de situation serait-il possible ?

- « Shht ! Attends. »

Je presse vivement le pas pour faire signe à Jane de ne plus faire un pas ni un bruit. Faisant appel à mon ouïe fine et au peu de visibilité que nous avons au travers d'une ouverture -faisant office de fenêtre- au ras du sol, pour observer ce que j'arrive à observer. Comme je le craignais, un nombre important et soudain de rôdeurs nous attend à l'extérieur. Mais surtout... L'impression d'avoir entendu comme des coups de feu ou des pétards quelques secondes plus tôt.

- « On va devoir emprunter un chemin plus long pour rejoindre la voiture, ce qui nous permettrait au moins d'en éviter pas mal. Mieux vaut éviter les ruelles. Si on contourne la rue principale et empruntons la route adjacente à celle qui menait à l'épicerie, on devrait y arriver facilement. »

Agrippant fermement mon sac plein, hors de question de m'en débarrasser ou de rentrer bredouille. Je souffle un instant, pour rafermir mon courage et mon sang froid. Vérifiant au passage que mon revolver soit bien chargé et m'équipant à nouveau de mon couteau. Regardant Jane, je m'assure qu'elle soit prête également ainsi que de recevoir son signal, avant de nous élancer dans la fausse aux lions.


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MessageSujet: Re: Day 08 - La meilleure façon de prédire l'avenir, est de le créer. (feat Jane Raikes) Ven 3 Fév - 13:55

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Je passais devant pour cette fois, me sentant un peu oppressée dans ce bunker à la con, donc c'est non sans hésitation que je me dirigeais vers la sortie. Je ne voulais plus m'attarder ici malgré ma trouvaille qui me faisait un peu penser au trésor de fin de niveau que l'on gagnait après avoir fini un donjon, en ayant buté le boss de fin. Le truc ici c'est que le boss de fin était déjà mort lors de notre arrivée. Malheureusement, alors qu'on approchait de la sortie, l'on entendit du bruit dehors. Et ce bruit était tout ce que j'abhorrais en ce moment. Grimes m'avait attiré vers une petite ouverture au ras du sol et l'on pouvait voir à travers les brins d'herbe que des monstres s'étaient rassemblés. Beaucoup de monstres. Toutefois, ce n'était pas une masse compacte dehors, plutôt des rangs clairsemés, il y avait des espaces. On avait peut être donc une chance de s'échapper. Mais il ne fallait surtout pas engager le combat. Je me déplaçais ensuite vers la porte de sortie, toujours entrouverte et j'y glissais ensuite un œil par l'ouverture. Il y avait bien effectivement une horde de ces saloperies mais il y avait des trous dans leur masse. Ce n'était pas perdu. Si on battait le record de vitesse en sprintant, on pouvait leur échapper.

Je dis à Grimes de venir ensuite jeter aussi un regard par l'ouverture pour qu'il examine à son tour la situation d'un autre point de vue. Mais je lui acquiesçais aussi pour montrer que j'avais compris ses instructions. Toutefois, n'ayant pas mémorisé entièrement la ville, encore une fois j'allais laisser l'ancien shérif prendre la tête. Je compris aussi clairement ce qu'il fallait faire. Le sac d'armes dans mon dos comme un sac à dos, je fis coincer la lanière de mon M16A4 avec mon gilet pare-balles de façon à ce que l'arme reste toujours avec moi et ne s'enlève pas, même en pleine course. Je tenais beaucoup trop à ce que l'on venait de trouver pour tout laisser tomber.


Bien pris Grimes. Je vous suis encore mais j'ai compris, le but est de pouvoir s'extraire d'ici, on n'engage pas le combat. Par contre, si l'on doit emprunter la route que j'ai en tête, ce ne seront pas les morts-vivants notre principal problème. Quelqu'un les a attiré ici et il doit certainement avoir pensé la même chose que vous s'il nous a vu arriver. On se retrouvera à découvert et sous un éventuel feu ennemi, l'endroit est truffé de postes de tir. On est plus chargés qu'à l'arrivée mais si on bat le record de vitesse et si les tireurs ne sont pas aguerris et entraînés comme nous, on arrivera à leur filer entre les doigts. Vous n'imaginez pas le nombre de bras cassés dans la nature avec un flingue. On en a eu un exemple parfait dans la cache d'armes qu'on a trouvé. On y va et on ne s'arrête pas. Allez, go, go, go !


Le lieutenant Raikes venait de faire une nouvelle apparition, comme pour motiver celui qui s'apprête à partir devant et l'on sortait brusquement du bunker, lancés comme des sprinteurs. Comme je le pensais, les rangs des morts-vivants étaient clairsemés donc on pouvait passer par les espaces. Heureusement que Grimes savait où il allait car moi j'aurais été perdue dans ce fatras. J'esquivais quelques attaques molles de la part des infectés en mettant quand même bien deux boîtes pour en dégager de ma route mais aucun n'arrivait à me happer et à me traîner au sol, moi et Grimes étions bien trop rapide pour eux. Très vite on arrivait à quitter l'espace vert où le bunker se trouvait pour revenir dans la ville. Comme on l'avait prévu, les rangs des morts-vivants s'étaient raréfiés et il n'y en avait que quelques uns qui erraient dans la ville. Grimes ignora complètement la rue principale du village et prit par une autre route derrière une rangée de maisons. Une épicerie se dressait à cet endroit.

Toutefois ce n'était pas encore fini et deux coups de feu nous accueillirent alors que nous étions à découvert dans la rue. Les balles atteignirent le sol juste devant nos pieds et Grimes s'arrêta. Le message était assez clair, ils ne voulaient pas qu'on aille plus loin. Une voix remplie de fureur cria au loin "La salope ! Elle a mon M16 !" Je me fichais complètement du feu ennemi qui fut composé de deux autres balles qui ricochèrent sur le sol encore. Ignorant totalement ces avertissements, j'attrapais le bras de Grimes et l'entraîna avec moi dans l'épicerie. Derrière nous, les morts-vivants semblaient plus intéressés par les auteurs des coups de feu. Une autre balle partit et jetant un regard vers la direction supposée des tireurs, je leur brandissais mon majeur droit avant de disparaître dans l'épicerie, poursuivie par une balle qui s'encastra dans l'embrasure de la porte d'entrée. La course avait été courte mais intensive en plus de l'adrénaline et on reprenait notre souffle alors que les monstres semblaient nous avoir oubliés et allait dans la direction des autres coups de feu qui commençaient à abattre quelques uns d'entre eux.


Des bras cassés... je vous dis...


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MessageSujet: Re: Day 08 - La meilleure façon de prédire l'avenir, est de le créer. (feat Jane Raikes) Mar 7 Fév - 21:31


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Concentré sur l'objectif, inébranlable, je continue d'analyser l'extérieur avec minutie. Constituant dans ma tête l'itinéraire complet de notre course. Car comme le compris aisément Jane, il allait bien falloir tracer et surtout sprinter. Aucun problème, pour nous deux, qui sommes plutôt assez avantagé d'un point de vu endurance. J'écoute donc la militaire, acquiesçant aussitôt à ses dires tout en me mettant en position pour déguerpir. En effet, les précédents bruits que nous avions vaguement entendu auparavant, devaient probablement provenir de survivants... Possiblement mal intentionnés. Le Lieutenant Raikes était donc de retour et ce n'était pas pour me déplaire sur le coup. Cela donnait au moins le rythme et un bon coup de fouet. Un peu comme je le faisais envers mes subordonnés, autrefois, quand nous étions en pleine intervention sur le terrain. Emballé par son élan de motivation, c'est donc vivement que je m'extirpe du bunker, en première ligne. Armes en main, tous les sens en éveil. Repoussant brutalement les premiers rôdeurs tentant de nous approcher. Fort heureusement, ma vitesse et ma force me permet de les éjecter au sol et ainsi les ralentir considérablement. J'entends Jane derrière moi, qui en fait de même. Nous sprintons donc jusqu'à arriver non loin de cette fameuse épicerie.

C'est dans cette même rue, que des tireurs nous accueillent à bras ouverts. Commettant la terrible erreur de faire bien plus de bruits que nous, en nous canardant. Face à leur mise en garde, je me stoppe. Non pas par crainte, mais plutôt pour essayer d'analyser en vitesse où chaque tireur est positionner. Je n'ai pas le temps de tous les percevoir, mais j'en ai capté pas mal. Suffisamment, avant que Jane ne me tire par le bras pour m'entraîner à l'intérieur de l'épicerie. A notre plus grand bonheur, les morts-vivants nous ont à moitié oublié. Mais pas ceux se trouvant là où nous sommes. Pas le temps de reprendre immédiatement mon souffle, que je sers mon couteau entre mes doigts et le plante dans le crâne du rôdeur qui s'apprêta à se jeter sur Jane, dos à lui. L'adrénaline avait au moins pour qualité de nous faire réagir à une vitesse extrême. Un autre de ces monstres s'extirpe de derrière le comptoir. Je retire ma lame du crâne du précédent et le plante dans ce dernier avec violence. J'en profite pour jeter un coup d’œil un peu partout, sécurisant ainsi notre abri provisoire.

- « On a de la chance que s'en soient... »

...Des bras cassés. Quoi qu'il ne fallait pas trop les sous estimer pour autant, tout de suite. La chance est tellement infime et lunatique dans ce nouveau monde. Passant mon bras contre mon front, la pression redescend progressivement et mon souffle met un certain temps à revenir. Pour autant, je reste sur mes gardes. Nous avions au moins rien perdu de notre pactole en chemin.

- « J'en ai perçu quatre. Deux juste en face, un troisième sur le toit qui doit faire office de sniper et le quatrième en mouvement sur le côté. »

Aussitôt dit, je cours vérifier la porte menant à l'arrière de la boutique et la verrouille pour le moment, par mesure de sécurité. Avec un peu de chance, les rôdeurs nous rendrons bien service en s'occupant d'eux. Levant le menton un instant, je perçois une trappe au plafond menant au toit de l'épicerie. Je regarde ensuite Jane, avec suffisamment de complicité pour qu'on puisse se comprendre.

- « Tu te sens capable d'y aller ? »

Je m'en serai bien chargé, mais son nouveau jouet est clairement plus amène à pouvoir s'en charger. Les tires continuaient de se faire entendre, mais il fallait tout de même se débarrasser de ses hommes pour espérer pouvoir récupérer notre véhicule en un seul morceau. Je me mets donc en position pour aider Jane à saisir l'échelle menant jusqu'au toit du bâtiment, puis je me mets en position au sol près d'une des fenêtres à l'entrée. Colt en main, prêt à intervenir également. Car une fois que les coups de feu retentiront de notre côté aussi, j'allais devoir faire vite pour récupérer le véhicule avant que la boutique et la rue ne soit complètement submergé par les morts.


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MessageSujet: Re: Day 08 - La meilleure façon de prédire l'avenir, est de le créer. (feat Jane Raikes) Mer 8 Fév - 4:34

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Je pris une légère respiration, récupérant très rapidement de notre course qui était du menu frottin pour moi et vérifia mon arme. Malheureusement, j'entendis un peu tard le grognement dans mon dos et je fis volte-face pour voir Grimes enfoncer son couteau de toute sa lame dans la tête du mort-vivant. Je donnais un coup de pied au cadavre pour l'éjecter et Grimes se jeta sur un second qui s'était extirpé du comptoir de l'épicerie pour lui faire subir le même sort. Je pointais les deux de mon M16A4, prêt à abattre le mort-vivant si jamais Grimes se trouvait en mauvaise posture. Fort heureusement, le shérif s'en sortit très bien et je le laissais se remettre de notre course. Mon arme était prête à tuer et chargée à bloc.

Grimes m'expliqua ensuite la situation et je fronçais les sourcils lorsqu'il m'annonça ce qu'il avait vu. Je lui acquiesçais pour monter que j'avais bien saisi l'information et pointa mon arme vers l'entrée alors qu'il partit fermer la porte de derrière et sécuriser l'endroit. Puis je le suivais du regard, s'agitant comme un hamster en cage. J'allais lui dire de se calmer très vite car passé l'adrénaline de notre course, sous un feu ennemi qui plus est et l'attaque inopinée des monstres dans l'épicerie, j'avais retrouvé mon calme mais Grimes avait trouvé une trappe menant au plafond. Il eut un regard entendu à mon égard et pour la première fois devant lui, je souris un peu plus largement mais c'était un sourire sans joie, un sourire carnassier et sinistre. J'arborais d'habitude ce sourire pour moi-même, jamais devant mes hommes et ce, lorsque je savais que je ne ferais aucun prisonnier. Vérifiant que mon arme était bien coincée, je le rejoignis.


Toujours capable d'aller là où les autres ne vont pas. Ces fumiers vont regretter de m'avoir tiré dessus.


J'avais dit ça du ton le plus froid et le plus sinistre possible de ma part, souhaitant véritablement faire regretter à ces connards d'avoir osé porter leurs armes sur moi et Grimes. Avec l'aide de ce dernier, je grimpais sur l'échelle, M16A4 et mon sac de munitions dans le dos. Parvenu en haut, je m'assurais que j'étais seule dans la pièce et je passais la tête par l'ouverture, le sac de munitions pendant d'un côté pour ne pas me faire chuter.

Grimes, restez là. Je n'en ai pas pour longtemps mais si vous êtes submergé ou si je ne suis pas revenu d'ici 30 minutes, foutez le camp. Ne m'attendez pas. Vaut mieux qu'un seul d'entre nous y reste au lieu de deux.


Mon ton ne souffrait d'aucune protestation et je n'attendais même pas qu'il me réponde pour refermer la trappe. Je me levais ensuite et me dirigeait vers la porte de service, mon arme levée vers la porte. Vérifiant la poignée, j'entrouvris légèrement la porte et jeta un œil dehors. Pas de gravier, de multiples couverts derrière des aérations et quelques caisses... Et il y avait effectivement un type avec un fusil à lunette qui tirait en contrebas. Un type assez bedonnant, habillé comme n'importe quel citoyen lambda, chemise à carreaux, casquette de base-ball... et qui me tournait le dos. L'ennui, c'est qu'il avait un pote avec lui. Cheveux longs, habillé d'une salopette de jean, il semblait plus jeune que le tireur et rechargeait des armes, un couteau à côté de lui. Ne surgissant pas encore, je pris soin de cacher le sac de munitions dans un coin discret afin de pouvoir me mouvoir plus facilement. Je jetais un bref coup d'œil à ma montre au poignet avant de raffermir la prise sur mon M16A4, de vérifier qu'il était bien chargé et j'enlevais la sécurité.

Optant pour une entrée plus discrète que d'habitude, j'ouvris la porte sans bruit. Je continuais de m'approcher sans bruit des deux aminches, ces enfoirés qui avaient osé me tirer dessus alors que je venais de sortir d'un moment assez oppressant malgré ma trouvaille dans un bunker. Je me déportais sur leur flanc droit, ils étaient bien trop occupés, l'un à vider ses munitions, l'autre à recharger. Leurs armes faisaient un putain de boucan, couvrant mon approche. A quelques pas d'eux, sur la droite du tireur, je surgissais de mon couvert et j'ouvris le feu sans sommation. Deux balles se logèrent dans le tireur, une en pleine tête l'autre dans le cou. Parcourant les quelques mètres qui me séparaient d'eux alors que le tireur s'effondrait dans un gargouillis infâme et que je le poussais d'un coup de pied par dessus le bord, l'autre s'était relevé et avait préféré m'affronter au couteau que de prendre un fusil. Grossière erreur... Je fis passer mon M16A4 sur le côté d'un geste et empoigna la main qui tenait le couteau avec force. Il lâcha l'arme et d'un coup de poing en plein sur le nez, il s'effondra à terre, le nez cassé. Je pris ensuite son couteau et me pencha sur lui. Il avait l'air pathétique, avec son nez cassé et son visage suppliant et j'avais vu plus d'une fois ce regard implorant ma pitié. Malheureusement pour lui, la pitié était un mot qui m'était inconnu.


Tu m'as tiré dessus avec ton pote. Salue en enfer tout les connards que j'y ai expédié.


D'un masque sans émotion et sans la moindre parcelle de remords, je tranchais la gorge du pauvre homme qui suffoqua pendant quelques secondes avant de mourir. Comme Grimes me l'avait expliqué, j'enfonçais le couteau dans sa tête pour éviter qu'il ne revienne en tant que mort-vivant et je repris mon M16A4 en main. Je me postais sur la rambarde, mon regard embrassant toute la rue et je voyais aisément tout les tireurs. Comme Grimes l'avait dit, il y avait deux têtes de cons à deux fenêtres qui tiraient comme des malades. Reposant le canon de mon fusil sur le bord, je réajustais ma lunette de combat et ouvrit le feu sur eux. 6 balles partirent dans leur direction dont 2 manquées mais les autres atteignirent leurs cibles, à la tête, au cou et dans la poitrine. Les deux tireurs moururent à leur poste de tir mais je ne voyais pas le 4e homme dont Grimes avait fait mention. Peut-être que le shérif s'était occupé de lui...

Je ne me posais pas plus la question et entrepris de briser les fusils dont mes deux victimes s'étaient servis. Personne d'autre ne me tirerait donc dessus avec ses flingues et personne d'autre ne pourrait s'en servir. Je regardais ensuite ma montre d'un air satisfait qui me montrait que 15 minutes uniquement s'étaient écoulés. Reprenant le sac de munitions, je descendis de l'échelle.


Grimes, je suis là. Le toit est nettoyé et les autres tireurs sont morts. Par contre, pas de trace de l'autre.


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MessageSujet: Re: Day 08 - La meilleure façon de prédire l'avenir, est de le créer. (feat Jane Raikes) Lun 13 Fév - 1:33


La meilleure façon de prédire l'avenir,
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Le sourire carnassier et sinistre de Jane ne m'effraya ni ne m'inquiéta le moins du monde. Bien au contraire, c'est limite si je lui répondis de la même manière. J'avais grande confiance en elle et lui donnais clairement mon accord pour les descendre sans la moindre retenue. D'ordinaire, il n'est pas vraiment dans ma nature de donner de tels ordres, mais là... Ces hommes nous ont clairement fait comprendre qu'ils n'avaient pas l'intention de nous offrir leur amitié. Ils avaient tenté de nous abattre, en plus de venir gâcher notre mission de ravitaillement en attirant tous ces rôdeurs. Il faut dire aussi, que cette désillusion concernant le bunker m'a aussi mis d'assez mauvaise humeur. Suffisamment, pour ne pas être d'humeur très clément. Ces types sont des imbéciles et j'avais pleinement conscience que Jane allait bien faire son boulot. Je la regarde grimper en haut, tandis qu'elle me donne son aval pour décamper si tout tourne mal en bas ou si elle n'est pas de retour d'ici une trentaine de minute. Même pas en rêve ma cocotte... Peu importe la situation, je trouverai n'importe quelle solution possible pour ne pas la laisser derrière moi. Elle faisait maintenant partie de la famille et j'avais pour principale objectif de veiller sur elle. Et cela, en usant de tous les moyens possibles et inimaginables. Effroyablement borné comme je suis, c'est pas aujourd'hui que j'allais l'abandonner.

C'est donc sans inquiétude, que je la laisse faire sa petite affaire de son côté et me concentre plus aisément sur mes tâches. Je profite de quelques secondes, pour garnir l'espace qu'il reste dans mon sac, de nourriture et autres objets pouvant s'avérer utiles. Je retourne ensuite près des fenêtres et tente d'y observer à nouveau le terrain. D'oreille, j'entends déjà une diminution flagrante des coups de feu. Comme... possiblement deux personnes qui auraient déjà cessé de tirer. Une main sur la poignée de porte, l'autre maintenant mon Colt Python .357 Magnum, j'attends le bon moment pour sortir et sprinter jusqu'à notre véhicule. Les premiers tirs provenant -je l'espère- de Jane, m'annonce le signal. Mais alors que je viens d'ouvrir la porte, une main m'agrippe fermement l'épaule et me fait reculer. A peine ai-je le temps de pivoter, qu'un poing vint s'écraser brutalement contre ma mâchoire. J'en perds mon arme, qui tombe à mes pieds. Je tente de me maintenir debout en me rattrapant de justesse à une étagère. Ce dernier a visiblement réussi à défoncer la porte de derrière, sans même que je l'entende ni ne m'en aperçoive. Certainement à cause de tout ce boucan.

Un peu sonné par ce coup, je n'hésite cependant pas à riposter en fonçant sur l'homme. La moindre seconde d'inattention ou sans défense pouvait me coûter cher. Mon plaquage s'avère plutôt efficace, puisque l'homme se retrouve au sol, piégé par le poids de mon corps et la pression de mes genoux et de mes mains sur certains de ses membres. Des techniques dont j'ai souvent fait l'usage, pour me défendre contre des malfrats dans son genre. Je m'empresse ensuite de récupérer l'usage de mes mains, pour lui offrir deux coups de poings en plein visage. Bien que je sente son nez se briser sous mon dernier coup, cela ne semble tout de même pas suffire à le calmer. Faisant preuve d'une certaine souplesse, l'homme arrive à piquer mon couteau et tente de me le planter dans le flan. Fort heureusement, j'esquive son attaque de justesse en me projetant vivement en arrière. Sans perdre un instant, je me relève, mais mon adversaire en fait de même. Le visage entièrement recouvert de son propre sang, l'homme enragé, fonça à son tour sur moi. Me plaquant douloureusement contre une autre étagère dans mon dos. Un grognement s'échappe d'entre mes lèvres. Je sens quelque chose de tranchant frôler mon dos, qui risque de me transpercer si je n'use pas de toutes mes forces pour lutter contre l'homme et garder mon dos cambré. De l'autre, j'use de mes deux mains pour empêcher mon adversaire de planter mon propre couteau dans l’œil.

Plus aucun tire à l'extérieur. J'ose espérer que Jane a réussi. Uniquement, les grognements d'un nombre incalculable de rôdeurs s'approchant cette fois de nous. En pleine lutte acharnée, j'emprunte une fraction de seconde pour faire pivoter mon regard en direction de la porte. Quelques rôdeurs commencent déjà à entrer par la porte que j'avais ouverte. J'entends ensuite Jane revenir. Sa voix, perturbe légèrement mon adversaire. Suffisamment, pour que je saisisse l'occasion de le repousser. J'hurle de rage, endiablé, j'attrape son bras et le lui tord, récupérant mon couteau. Aussitôt fait, c'est sans sommation et avec une effrayante barbarie que je le poignarde dans le bide à plusieurs reprises. Tout ça, sans le quitter des yeux. Je n'avais pas envie de mourir aujourd'hui et ce combat avait réussi à faire jaillir une part monstrueuse de ma personnalité. A tel point, que je ne prête même pas attention à Jane dans mon dos. Toujours vivant et tenace, l'homme tente de rester debout devant moi. Se compressant le ventre, comme pour empêcher ses boyaux de tomber à ses pieds. Sous l'urgence de la situation et le nombre important de rôdeurs pénétrant dans la boutique, je ne trouve pas meilleure solution que de projeter d'un puissant coup de pied, l'homme vers la porte pour le donner en pâture aux morts. Cela allait au moins nous faire gagner de précieuses secondes.

Enfin, je capte la présence de Jane et suis rassuré qu'elle soit saine et sauve. Mais aussi, de retour largement avant l'heure. Je la regarde un instant, avant de récupérer mon colt au sol et mon sac rempli d'armes et de provisions, que je bascule sur mon dos. Gardant mon poignard en main au cas où, je fais signe à la militaire de me suivre sans tarder vers l'arrière boutique.

- « On dégage d'ici !! »

La voie semble au moins assez libérée par l'arrière. Nous sprintons rapidement jusqu'à la voiture, tuant trois ou quatre rôdeurs au passage. Heureusement, une bonne partie d'entre eux étaient occupés à dévorer les cadavres. Vivement, je balance mes affaires à l'arrière, puis m'empresse de démarrer le moteur. N'attendant plus que Jane soit à mes côtés, pour partir en trombe et quitter au plus vite cette maudite zone. En chemin, je dégomme deux rôdeurs tentant de nous barrer la route, avant de nous éloigner enfin de le zone de turbulence. Restant attentif sur la route, je peux tout de même enfin reprendre mes esprits et ma respiration. Au bout de deux minutes, la tension redescend doucement. J'échange un regard avec Jane.

- « Bon boulot, Lieutenant Raikes. »

Malgré tous ces imprévus, le principal est que nous en soyons sortis sains et saufs. En plus de ne pas être revenus bredouille.


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MessageSujet: Re: Day 08 - La meilleure façon de prédire l'avenir, est de le créer. (feat Jane Raikes) Jeu 16 Fév - 11:37

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J'avais à peine prononcé mes mots que mes yeux se posèrent sur le spectacle devant moi. Évidemment mes coups de feu pour faire taire les autres tireurs avaient attirés les morts-vivants vers nous, c'est donc sans surprise que je voyais tout ces connards se tourner vers nous, leurs grognements et gémissements de damnés emplissant l'air. Par contre, je voyais donc le 4e type là ici en train de se battre avec Grimes au corps-à-corps. Je les braquais avec mon M16A4 comme lorsqu'il affrontait le monstre mais apparemment il n'avait pas tellement besoin d'aide car Grimes venait de reprendre le dessus. C'est avec des yeux somme toute assez médusés que j'assiste au carnage de l'ancien shérif avec un beuglement de rage, à mi-chemin entre celui d'une bête blessée et d'un taureau en rut. Je n'en étais pas dégoûtée, j'avais vu parfois le même genre d'atrocités en Irak et c'est sans protester ou m'interposer que je le laisse pousser le type encore agonisant vers les morts-vivants. C'était un mal nécessaire, il fallait que Grimes et moi on puisse se tirer et ce cadavre en sursis nous offrait la diversion idéale. Il ne fallait toutefois pas traîner et lorsqu'il me vit je lui renvoyais mon regard impassible, convainquant Grimes de se tirer d'ici une bonne fois pour toutes.

Ouais on se tire !


Consciente que les monstres n'allaient pas nous lâcher malgré un buffet à disposition, je me mis à sprinter à mon tour, M16A4 sur ma poitrine et le sac dans mon dos sans regarder derrière, rattrapant même Grimes en arrivant à la même hauteur que lui. Toutefois j'étais ralentie en brandissant mon fusil d'assaut pour abattre les monstres qui nous barraient la route. Grimes riposta également et sous nos coups et nos balles, 4 morts-vivants moururent pour de bon. Jetant mon sac à l'arrière du véhicule, j'écartais encore une de ces saloperie de ma route d'un violent coup de pied habilement placé malgré mon uniforme et mon arme qui fit valdinguer le rôdeur et fit tomber derrière plus loin 2 de ses collègues. Je ne me fis pas ensuite prier pour m'engouffrer dans la voiture en refermant violemment la portière.

Grimes, si vous ne battez pas le record de vitesse et qu'on ne s'en sort pas vivant, je jure que je vous flingue en me repaissant aussi de votre cervelle !


Heureusement, j'avais à peine commencé ma phrase que l'ancien shérif démarra sans plus attendre, renversant deux morts-vivants au passage. Mon M16A4 était toujours dans mes mains et j'étais prête à faire feu si jamais un de ces connards cannibales nous sautaient dessus mais Grimes garda le contrôle de la voiture et l'on put s'éloigner. Je laissais échapper un léger soupir de soulagement et je retrouvais rapidement mon calme après toute l'adrénaline du moment. Je retirais ensuite mon casque, une mitaine passant dans mes cheveux, redressant certains et me donnant l'air d'avoir des pics sur la tête avant d'échanger un regard avec Grimes.

Bien joué shérif Grimes. J'ai vu que vous en aviez une paire finalement dans ce fut, c'est bien, vous êtes donc capable de tuer. Par contre... Ce n'est pas encore ça au couteau.


Mes yeux se baissèrent légèrement à sa ceinture, là où il y avait son couteau avant de remonter vers ses yeux, masquant une certaine forme de plaisir criminel d'avoir vu la mise à mort de Grimes.

Vous l'avez ouvert en deux mais plus d'une fois. Les monstres auraient tout aussi pu l'ouvrir de façon aussi violente. Ils étaient deux en fait sur le toit mais à part ouvrir le feu, ils ne savaient rien faire d'autre. Ça a été facile de s'en débarrasser à coups de gorge tranchée et de quelques balles. Cela dit, ils nous auront été utiles au final. On a pu s'échapper à cause de ces connards.


Mon ton était redevenu militaire, assez glacial mais j'en parlais comme de la pluie et du beau temps. Je me disais que Grimes avait maintenant l'habitude de mon phrasé donc je n'en tins pas compte de me retenir. Par contre, autre chose me trotta dans la tête, notre mission n'était pas entièrement finie. Je regardais de nouveau le chauffeur.

Grimes, nous n'avons pas tout à fait fini. On a des armes, un peu de vivres et de médicaments mais le problème reste le même. Si nous sommes à la recherche d'une autre zone c'est que l'on cherche déjà à s'en aller. Or nous n'avons rien trouvé pour le moment. Ne devrions-nous pas au moins chercher un point de ralliement quelque part si l'on doit partir ? Pas un site définitif mais au moins une zone temporaire ou tampon, n'importe quoi...


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MessageSujet: Re: Day 08 - La meilleure façon de prédire l'avenir, est de le créer. (feat Jane Raikes) Lun 20 Fév - 17:23


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Alors que cette chère Lieutenant Raikes commençait à me déballer une sorte de chantage, je n'attendis ni son autorisation ni son avertissement pour démarrer en trombe et nous sortir de ce merdier au plus vite. Malgré les deux rôdeurs renversés, je garde fermement mon emprise autour du volant ainsi que la direction du véhicule. Restant concentré sur la route, je commence uniquement à relâcher la pression, lorsque l'endroit d'où nous venons et les derniers rôdeurs se font minuscules dans mon rétroviseur. Un soupire s'échappe d'entre mes lèvres et mes épaules se relâchent progressivement. Nous n'en avons pas terminé pour autant, bien que nous ayons déjà un bon butin derrière nous. Les paroles de Jane m'extirpe de ma forte concentration et je suis ravis qu'elle reconnaisse que j'en ai dans le froc. Bien que moi-même, n'en doutais pas.

- « Oh... Tu en doutais ? »

Pivotant légèrement ma tête dans sa direction, je lui exprime un petit sourire amusé avant de reprendre un peu plus sérieusement.

- « J'avais beau ne pas être le plus grand shérif de ce comté, il vaut mieux avoir des tripes et être capable de se défendre, pour faire ce boulot. Sauf qu'avant, ce n'était que par légitime défense... »

Il n'y avait pourtant pas de nostalgie dans ma voix. J'avais beau m'être réveillé plus tard que les autres dans ce nouveau monde, je m'y suis vite adapté. Et ce serait mentir, que de dire que je regrette d'avoir donné ce pauvre type en pâture aux zombies, pour nous sauver nous. Il le fallait... Je n'avais pas eu d'autres choix. J'apprécie tout de même que Jane surligne mes pensées. Je la regarde une nouvelle fois et acquiesce ses dires. Elle en tout cas, semblent presque considérer ces actes de barbaries comme quelque chose de... normal. Son timbre de voix se fait glacial et militaire. Mais à ça aussi, je m'y suis habitué. Si elle a déjà connu la guerre avant l'apocalypse, il est logique qu'elle fonctionne et raisonne de cette façon. C'était sûrement mieux comme ça. Et c'est ce qui faisait, que j'avais confiance en ses agissements et en ses méthodes de réflexion. Bien que cela puisse paraître effrayant pour d'autres.

Bref, il est clair que ces deux pauvres bougres sur le toit, n'avaient aucune chance de s'en sortir face à une machine de guerre telle que Jane. Elle avait fait du bon boulot et m'avait donné un sacré coup de main. Je pense qu'autrefois, j'aurai beaucoup apprécié travailler à ses côtés sur le terrain. Autant qu'avec Shane. Sauf qu'elle est d'autant plus réfléchit que lui. Reposant mes yeux sur la route, tout en écoutant la Lieutenant d'une oreille, je bifurque dans une direction opposée à celle menant au campement de la Colline. La peur m'avait peut-être envahi sur le moment, mais cette surcharge d'adrénaline m'a aussi donné envie de poursuivre ce pourquoi nous sommes en route. Et qui est un objectif assez urgent.

- « On vient seulement de s'échauffer... Je n'avais pas l'intention de rentrer. Sauf si tu es déjà fatigué... »

A nouveau, je lui lance un petit sourire ampli de complicité. Je n'avais pas l'intention de lâcher l'affaire et il en dépendait de notre survie à tous, de trouver un autre endroit où se réfugier en cas d'urgence. Nous sommes en plus bien chargé en armes et munitions.

- « Par mesure de précaution, il vaudrait mieux aller fouiner dans une autre zone. Là où il y aura moins de rôdeurs. Et puis... Ces hommes n'étaient peut-être pas seuls et avaient un campement dans le coin. »

De mémoire, ils semblaient beaucoup tenir à ce petit hameaux, à cette boutique et à ce bunker. Il valait donc mieux ne pas commencer à chiper le territoire de l'autre. Sachant que nous ne sommes pas encore suffisamment en position de force pour cela. Je continue donc de rouler, ralentissant lorsque j'aperçois une sorte de ferme au loin. Suivit d'un panneau indiquant l'emplacement d'une zone commercial à quelques petits kilomètres à peine. Silencieux, j'observe attentivement les alentours et laisse également Jane en faire de même. Trouver une zone temporaire n'était vraiment pas simple, mais celle-ci pouvait s'avérer intéressante. Car même à pied, l'on pouvait y accéder en quelques heures. Du campement, en traversant les bois et les quelques ruisseaux.


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MessageSujet: Re: Day 08 - La meilleure façon de prédire l'avenir, est de le créer. (feat Jane Raikes) Mar 21 Fév - 20:20

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Je ne fis aucune remarque sur sa légère pique, il fallait bien dire que passé l'adrénaline, je me sentais prête à combattre plus que jamais. Comme réponse, sécurité enclenchée, je vérifiais mon chargeur et je rechargeais mon arme sans être discrète avant de virer la sécurité, mon index droit prêt à se déplacer pour presser la détente. Je remettais ensuite mon casque, jugulaire accrochée dans la micro-seconde suivante. Par contre, ce qu'il dit en dernier me fit réagir et mon regard sous le casque se fit plus dur. Je n'aurais véritablement aucun scrupule à attaquer leur campement et les tuer jusqu'au dernier. Leur attaque était pour moi synonyme d'une déclaration de guerre. Nous venions nous ravitailler et nous réarmer et ces connards nous répondent par des coups de feu. On me reprochait certes de souvent tirer avant de parler mais lorsque c'était le cas en face, il n'y avait rien de plus qui me transformerait en la machine à tuer sans pitié que j'étais habituellement. S'ils ne voulaient pas que quelqu'un tombe sur leur cache d'armes, ils n'avaient qu'à la garder avec eux au lieu de la laisser dans un bunker abandonné cerné par des morts-vivants, piège parfait pour ensuite cueillir ceux qui passaient par là. Le caractère prémédité de ce qu'il s'était passé suffisait pour moi à justifier la mise en mort en entier de leur groupe. Ils nous ont tirés dessus, ils avaient donc l'intention de nous tuer, nous ne devions en aucun cas avoir de la pitié pour eux.

Une ferme apparut à notre vue et Grimes ralentit le véhicule avant de l'arrêter devant l'entrée de la propriété, grande ouverte. Je sortis prudemment de la voiture, le canon de mon M16A4 devant mais restant derrière la portière ouverte, comme un abri temporaire et regardant les alentours attentivement avant de décréter qu'il n'y avait pas de danger, du moins pour l'instant. Je grondais légèrement après avoir entendu Grimes.


Si vous voulez mon avis Grimes, avec la puissance de feu que l'on a, on devrait aller faire sauter leur camp. Je hais qu'on me tire dessus et ces connards ont fait exactement ce qu'il ne faut jamais faire en ma présence. S'ils savent où nous sommes, nous sommes menacés. Cela dit, ce n'est pas notre priorité comme vous dites. Nous devons d'abord penser à nous. Mais les types que nous avons butés méritaient leur sort. Comme vous l'avez deviné, je doutais que vous seriez capable de tuer. Maintenant je n'en doute plus. Il faut vous pousser un peu mais vous êtes capable de tuer. C'est maintenant une raison supplémentaire pour que je vous laisse surveiller mes arrières. Allez, fouillons cette ferme. Je passe devant, restez à deux pas derrière moi. Seule règle d'engagement, on tue tout ce qui nous barre la route. Go.


Je refermais ensuite la portière et mon arme devant moi, prête à faire feu, je m'engageais. J'arrivais au bâtiment principal de la ferme, haut de deux étages. A la porte, je vérifiais qu'elle était ouverte ou fermée et en tournant à peine la poignée, elle s'ouvrit. Nous étions de part et d'autre de la porte avec Grimes et je m'engageais en ouvrant la porte doucement, canon de mon arme en avant. Le rez-de-chaussée, composé d'un salon-living room, cuisine et bureau était vide. Pas d'armes, pas de cadavres. En allant aux étages supérieurs, mon arme toujours en avant, les chambres ne nous apprirent ou ne nous fournirent rien de plus. Il n'y avait pas de chambres d'enfants, que des chambres normales et je supposais aussi, des chambres d'amis. Chaque fouille de pièce était rapide, on voulait surtout s'assurer que les lieux étaient sûrs, chaque fois avant d'entrer, je m'assurais que Grimes était prêt par gestes militaires qu'il connaissait, chose qui me surpris légèrement venant de lui, gestes que nous avions déjà utilisés au bunker. Il me confirmait qu'il était prêt en me donnant une légère tape sur l'épaule et j'entrais dans la pièce. Au final la fouille de la bâtisse ne donnait rien et il n'y avait pas de grenier. On redescendait au rez-de-chaussée avant de revenir dehors et l'on s'arrêtait sur le pas de la porte.

Le bâtiment est vide, la ferme est dépourvue d'animaux, nous n'avons entendu aucun cri d'animal en arrivant. Les animaux sont l'un des meilleurs signaux d'alarme en cas d'attaque et à part nos pas et notre moteur de voiture, il n'y avait pas un bruit, rien.


Je regardais autour de nous et il y avait des écuries un peu plus loin, et des champs à l'arrière. Plus loin, il y avait une grange, grande ouverte et des enclos vides non loin. S'élevant à côté de la grange, il y avait un espèce de pylône avec une roue indiquant le vent. C'était pour l'instant tout ce que l'on voyait d'où nous étions. Je n'étais pas saisi de l'impression étrange que j'avais dans le village, ne ressentant pas l'impression d'être observé, j'avais vraiment la sensation que l'endroit était bien vide et mort. Je frémissais légèrement en me demandant comment nous pourrions nous installer ici dans un endroit aussi vide mais d'un autre côté, nous n'avions pas le choix.

L'endroit est relativement isolé. Mais cette zone commerciale plus loin me rassure légèrement moins. Une zone commerciale sous-entend un endroit qui peut attirer pas mal de monde, monstres comme survivants. Cette ferme me paraît pas trop mal pour une zone temporaire mais qu'on ne s'attarde pas ici.


Convaincue que l'endroit était désormais quasi-sans danger, je me mis à arpenter les écuries en compagnie de Grimes. L'endroit était étonnamment propre, il y avait certes l'odeur habituelle de cheval et de purin de cheval dans l'air ainsi que quelques fétus de pailles à terre. Ma main était toujours posée sur mon M16A4, prête à brandir mon arme au moindre danger, mon index non loin de la détente mais je regardais d'un air un peu désintéressée l'endroit avant que l'on ne se mette à marcher vers la grange, toute ouverte.

Étrange quand même, la ferme est entièrement vide de toute vie. On dirait que les proprios ont embarqués leurs chevaux, des fringues, des vivres et leurs voitures pour fuir. Après je n'y connais rien en ferme. Les seules fermes que j'ai vu, c'était en en mission à l'étranger.


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MessageSujet: Re: Day 08 - La meilleure façon de prédire l'avenir, est de le créer. (feat Jane Raikes) Lun 27 Fév - 20:04


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Il est clair que nous sommes en possession d'une très grande puissance de feu rien qu'à nous deux, mais il était absolument hors de question d'aller détruire ce campement officiellement ennemi, mais encore bien inconnu. C'était bien trop risqué. Certes, ils nous ont déclaré la guerre et ils avaient "mérité" de mourir après s'en être pris à nous. Mais nous ne savons même pas combien ils sont, ni s'ils sont encore mieux armés que nous. S'ils ont laissé autant d'armes au fond d'un bunker, soit ils sont vraiment stupides, soit ce n'était qu'un simple stock. S'ils vont jusqu'à recroiser notre route, je ne serai pas contre leur botter l'arrière train comme on vient de le faire, mais pour l'heure... Nous avons clairement d'autres chats à fouetter. C'est donc silencieusement et rapidement, que Jane et moi inspectons la ferme avec la plus grande des méfiances. Usant de signaux militaires pour communiquer et nous diriger. Ainsi, nous faisons rapidement le tour du propriétaire avec une fluidité et une compréhension renversante. Me réconfortant à nouveau, sur le fait que j'ai vraiment eu une bonne idée de l'embarquer à mes côtés. Bien que notre relation soit différente, tout est aussi fluide sur le terrain que lorsque je suis avec Daryl.

Silencieux et pensif, j'écoute Jane d'une oreille, avant d'acquiescer vaguement. En effet, il n'y avait pas le moindre bruit ni signe de vie aux environs. Pas même une goutte de sang, un vase renversé... Rien d'anormal. Ce qui paraissait justement très anormal. Pour autant, je reste sur mes gardes et nous poursuivons notre fouille jusqu'à la grange. Colt en main, le doigt également prêt à presser la détente au moindre mouvement, tous mes sens sont en éveil. Ce silence a beau paraître rassurant, je m'en méfie. Pourtant, cet endroit serait clairement parfait pour s'y réfugier. Tout du moins, le temps de se remettre un peu sur pied si soudainement nous en viendrions à fuir notre campement actuel. Jane avait raison concernant la zone commerciale qui ne m'inspirait rien de bon non plus.

- « En cas de pépin, on viendra trouver refuge ici. Au moins le temps de se redresser. Si on reste discret, qu'on poste quelques personnes pour monter la garde... Ça devrait le faire. »

Après avoir également zyeuté la grange dans sa totalité, avec une certaine minutie, j'en viens à capter plusieurs endroits intéressants situés en hauteur, qui permettrait une très bonne visualisation de la zone pour un poste de garde. En plus d'une des fenêtres du dernier étage de la maison, qui pouvait offrir un vaste champ visuel sur la totalité du terrain. Finalement, au fil des secondes, cet endroit semblait être le plus intéressant et approprié pour servir de campement temporaire.

- « On pourra toujours utiliser le camping car pour bloquer l'entrée du domaine. Le ruisseau plus loin peut également nous couvrir. Restera plus qu'à garder un œil sur la forêt... »

Cela paraissait peut-être encore un peu brouillon, mais je visualisais déjà dans ma tête quelques plans pour assurer notre protection en ce lieu. Jane semble tout aussi intrigué que moi sur l'absence de toute vie ici. Tout en l'écoutant, je continue de tout scruter. Je ne suis pas aussi doué que Daryl pour le pistage, mais je ne vois aucune trace indiquant une fuite faite dans la panique et la précipitation. Aucune trace de pneu, d'objets cassés et forcés... Rien. Pourquoi laisser volontairement un tel domaine à l'abandon ? Hélas, il y a peu de chances pour que nous ayons une réponse un jour et cela importait peu... finalement.

- « Mouai, étrange. »

Doucement, je range mon arme et m'autorise à baisser ma garde. Vu l'imposant silence des lieux, on aura aucun mal à entendre le moindre bruit, si quelqu'un décide de surgir de nul part.

- « Retournons dans la maison. Allons voir si on trouve de quoi manger un peu et s'hydrater. Avec un peu de chance, peut-être même qu'il y a encore de l'eau courante. »

Nous pouvions nous octroyer une petite pause, malgré les restes de l'adrénaline qui continue de nous maintenir bien éveillé. Je regarde donc Jane et l'invite d'un mouvement du menton de me suivre jusqu'à la maison. Une fois à l'intérieur, je me dirige aussitôt vers la cuisine et ouvre quelques placards. Ils semblaient être encore bien garnis de conserves, de céréales et de biscuits. Je sors quelques paquets au hasard et les dispose sur la table. Avant d'aller tester les robinets. L'eau coule légèrement, mais semble potable. Aussitôt, je remplis ma gourde tout en m'enfilant quelques bonnes gorgées bien méritées.


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MessageSujet: Re: Day 08 - La meilleure façon de prédire l'avenir, est de le créer. (feat Jane Raikes) Mar 28 Fév - 17:54

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L'inspection de la grange se passa également sans problèmes, l'on y trouvait rien d'autre que de la paille un peu moisie depuis quelques temps et des outils agricoles qui commençaient à avoir de très légères traces de rouille. Cela faisait donc un bon moment que les proprios avaient foutu le camp. En me remémorant la fouille de la zone, je voyais dans mon esprit quelques endroits où il serait de bon aloi d'établir un poste de surveillance en hauteur. De plus, en bouclant l'endroit avec les véhicules, je pouvais certainement faire aménager quelques positions de repli dans la propriété si nous étions attaqués. Des défenses pouvaient être aussi dressées mais je doutais que nous ayons le temps et les moyens pour le faire, c'était surtout une zone de repli temporaire qu'on voulait faire, pas fortifier une ferme. En jetant un œil à l'ancien shérif, j'espérais qu'il pensait la même chose que moi à propos des défenses que l'on pouvait ériger ici mais je ne lui en soufflais mot, je me disais que l'on se comprenait assez.

Le camping-car peut bouchonner l'entrée principale mais il faudra s'aménager une porte de sortie si l'endroit n'est plus tenable. Les véhicules devront être disposés de façon à partir le plus vite possible en cas d'invasion de la ferme. Le ruisseau... il ne nous sera pas d'un grand secours je pense. La route ne nous posera pas de problème, le domaine est vaste mais nous ne couvrirons qu'une petite zone. les clôtures pourront ralentir notre ennemi mais comme vous dites, le danger viendra certainement de la forêt. Nous devons en revanche, absolument éviter d'être encerclés et assiégés, je ne donne pas cher de notre peau sinon, que nous soyons là pour nous défendre ou non. Si nous avions le temps et les moyens, je saurais comment fortifier cet endroit pour qu'il devienne quasi-infranchissable. N'en déplaise à ceux qui crachent sur les militaires dans notre groupe.


Ces derniers mots sortirent de ma bouche avec un léger dépit mais je n'ajoutais rien de plus. Certaine que l'endroit était sans danger, je retirais mon casque et l'accrochais à ma ceinture. J'acquiesçais aux dires de Grimes même si je n'avais aucune envie de me reposer ou de m'arrêter mais ma rigueur militaire me fit comprendre sa suggestion presque comme un ordre. Je ne dis donc rien et l'on revint dans la demeure principale de la ferme. Je ne prêtais aucune attention aux victuailles disposées sur la table par Grimes en fouillant quelques placards et fit fonctionner mes méninges. Il me fallait quelque chose... Je jetais un œil en direction de Grimes en train de boire dans sa gourde mais je me mis en tête de me mettre à chercher ce que je voulais et de toute façon, je refusais de rester les bras ballants devant lui avec mon M16A4 bien en évidence devant moi et ma coiffure garçonne courte parce que j'avais retiré mon casque mais il me fallait quelque chose. Je quittais le living-room en marmonnant.

Je reviens, Grimes, je suis dans leur bureau au fond.


Je franchis en quelques enjambées la distance me séparant du bureau et j'entamais une nouvelle fouille du meuble en question. Je ne mis pas longtemps à trouver ce que je cherchais : une carte détaillée de l'état de Géorgie. Je revenais dans le living-room et mis mon arme dans le dos en faisant glisser la lanière de mon M16A4 puis je dépliais la carte sur la table.

Je me disais bien que l'on avait trouvé une carte mais je me suis senti conne de ne pas l'avoir prise. Bien là c'est Atlanta. La carrière est ici, non loin du parc de l'état, le Sweetwater Creek... Là c'est Colombus et un peu plus au sud, c'est Fort Benning. La zone commerciale qu'on a vu tout à l'heure est là, c'est la zone où je suis allée avec Rhee, T-Dog et David hier. Là ici c'est Woodbury... A mi-chemin, là c'est Fayetteville et entre Woodbury et Fayetteville, c'est Griffin. Ce sont les points les plus importants. Ce n'est pas indiqué mais je subodore que notre ferme, là où nous nous trouvons est là.


Je fis un petit cercle du bout de mon index entre LaGrange et Hogansville.

Donc les villes plus importantes que les villages, à éviter. J'estime que si on ne traine pas, on peut rallier la carrière et cette ferme en moins d'une demi-heure. Si jamais nous venons à être attaqués et/ou dispersés, il nous faudra définir des points de ralliement Grimes. Cette ferme me paraît être un bon endroit mais nous nous devons d'envisager toutes les situations. Profitons en que l'on soit posés ici pour aborder ces questions importantes, il en va de notre survie. Nos réfugiés dépendent de nous et j'espère qu'ils se disent que nous faisons tout pour les protéger. L'escarmouche que l'on a eu dans ce que je suppose être Hogansville ne sera pas la dernière. Il faut que nous soyons prêt à combattre de façon aussi violente si on se met en travers de notre route et je n'hésiterais pas à tuer quiconque se mettra en travers, de manière aussi violente que celui que vous avez expédié sur les morts-vivants s'il le faut. Je ne ferais aucune distinction et aucun prisonnier.


Mon regard était passé de la carte à Grimes, la dureté du lieutenant Raikes imprimée dessus. Je me disais cependant qu'il en avait maintenant aussi l'habitude mais je ne manquais pas de le lui rappeler. J'étais ainsi et je fonctionnais toujours de manière aussi implacable. Néanmoins après un instant de silence, je regardais de nouveau la carte.

A moins que vous ne m'ordonniez le contraire. Mais dans ce cas je ne garantis pas l'intégrité physique de nos ennemis, il se peut qu'il y ai des jambes ou des chevilles fracturées histoire de leur donner un coup de main si jamais ils veulent nous fausser compagnie. Et si ce n'est pas nous qui nous chargeons d'eux, ce sont les morts-vivants qui le feront.


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MessageSujet: Re: Day 08 - La meilleure façon de prédire l'avenir, est de le créer. (feat Jane Raikes) Mar 7 Mar - 23:55


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D'un simple hochement de tête, j'accorde à Jane l'autorisation d'aller se promener où bon lui semble à l'intérieur de la demeure. Tandis que moi, je ressentais l'envie de souffler un peu. Non pas que je sois épuisé, ça non, il m'en fallait tout de même bien plus. Disons que j'avais surtout besoin de ruminer un peu sur certaines choses. J'ignore pourquoi maintenant, mais c'est comme ça. Je bois donc un peu d'eau et grignote quelques biscuits, m'appuyant d'une manière peu gracieuse contre le plan de travail de la cuisine. Mes pensées divaguent en direction de Carl, puis de Lori. Mais surtout... vers Shane. Quelque chose de tourne pas rond en ce moment... Son comportement change plus particulièrement quand ce dernier me voit en compagnie de ma femme et de mon fils. A chaque, il en devient plus agressif. Je ne suis pas stupide et je suis très observateur. Tout laisse à comprendre, qu'il tient un peu trop à ma femme... Beaucoup trop. Et que je ne suis pas au courant de tout. Pour l'heure, je préfère simplement me voiler la face, pour garder la tête sur les épaules. Il y a bien plus urgent et important que les affaires d'adultère en ce moment. Mais disons simplement, que les mises en garde de Jane à son sujet, ne me laisse pas indifférent et me font plus réfléchir que je ne l'aurai cru.

Le retour du lieutenant Raikes dans la pièce me fit cligner des yeux et redresser la tête. Je l'écoute d'une oreille, triturant inconsciemment mon alliance. Puis, je m'avance jusqu'à la table et jette un coup d’œil à la carte. Bien que je la connaisse quasiment par cœur et que de visu je n'ai aucun mal à nous repérer. Pour autant, je laisse Jane déblatérer son point de vu, avant d'y réfléchir sérieusement de mon côté. Machinalement, je fronce les sourcils et le regard. Figé, face à la carte. Réfléchissant à toutes les autres éventualités possibles. N'étant pas totalement en accord avec Jane. Bien qu'elle n'ait pas tord sur toute la ligne, raison pour laquelle je garde toujours ses idées dans un coin bien douillé de mon esprit.

- « On ne tue pas les vivants. Ce qu'il s'est passé à Hogansville, est différent. Tant que l'on peut éviter d'en arriver là, on le fait. »

Mon timbre de voix est assez sec, au même moment où je plonge mon regard azuré dans celui de Jane. Resongeant à la manière dont j'ai tué ce type, là-haut. Bien que je sois conscient, au vu l'urgence de la situation, de ne pas avoir eu le choix. Ce n'est pas une raison pour perdre le peu d'humanité qu'il nous reste encore. Les autres survivants n'avaient pas non plus besoin de tortionnaires ni de bourreaux pour se sentir en sécurité. La majorité d'entres eux n'étant pas habitués ni capable de supporter autant de violence. J'avais beau être shérif "au passé", j'ai compte bien préserver certaines méthodes, pour faire justice. Je me doute que la militaire n'allait pas être ravis par mon point de vu, mais disons simplement que je ne lui laisse pas le choix. Je me concentre à nouveau sur la carte, tout en prenant un peu plus appuie sur la table et posant mon doigt dessus en fonction de mes explications.

- « Avant notre rencontre, nous avions préétablis un autre point de ralliement, avec Shane. Dont un ici, sur cette autoroute. A mi-chemin entre la carrière et Atlanta. Un point que la majorité des survivants de la Colline connaissent, puisque c'est à cet endroit qu'ils se seraient tous regroupés autrefois. Si certains se perdent ou se dispersent ils viendront forcément ici. Cet endroit est accessible de partout et n'est pas très éloigné de cette ferme non plus. On aura aucun mal à les retrouver et les récupérer. Pour ceux qui seront en possession de talkies, on se basera sur le canal 40. »

Pour ma part, être éventuellement attaqué par d'autres vivants est bien le cadet de mes soucis. Il fallait surtout faire en sorte de rester tous ensemble et de survivre aux morts. Essayant de me convaincre que la mauvaise rencontre que nous avons faite à Hogansville ne fut qu'un coup de malchance... Je me masse le crâne un instant, puis soupire.

- « Concentrons nous principalement sur cette zone. On ira explorer Woodbury, Griffin et Fayetteville en temps voulu. On a au moins de quoi se ravitailler assez facilement aux environs. Il va aussi devenir impératif d'intensifier les cours d’entraînements au tir, pour ceux qui en sont capables. Avec tout ce qu'on a trouvé aujourd'hui, tes compétences et les miennes, ça devrait pouvoir se faire. »

J'allais devoir remplacer Shane, car ces derniers temps il n'avait pas non plus beaucoup mis la main à la pâte. Et bien que cela ne m'enchante pas des masses non plus, il est vraiment nécessaire que tout le monde apprenne sérieusement à se protéger et se défendre. Tant après cette première attaque du campement, que ce qu'il s'est passé lors de ma dernière mission de ravitaillement aux côtés de Carol.


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MessageSujet: Re: Day 08 - La meilleure façon de prédire l'avenir, est de le créer. (feat Jane Raikes) Jeu 9 Mar - 1:40

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Je fis une légère moue en entendant Grimes mais aussi par dépit car je constatais avec une légère amertume que le flic conciliant était revenu, après que j'ai vu le Grimes combattant, celui que j'appréciais beaucoup plus. J'étais encore bien remontée par ce qui s'était passé mais je devais admettre une chose : le ton sec et de nouveau un peu autoritaire du shérif me rassurait. Cela me montrait encore qu'il avait le contrôle sur ce qui se passait et sur lui-même. Et puis il fallait dire aussi que sa voix et ses mots me calmèrent un peu, ma soif de sang et de vengeance baissèrent et l'envie de faire couler le sang pour laver l'affront que l'on avait subit fut réfrénée. Je n'ajoutais rien à ses mots continuant de fixer la carte de mon regard inexpressif.

Je suivis ensuite de mes yeux le mouvement de son doigt sur la carte avant de noter en mémoire le numéro du canal de radio sur laquelle je devais brancher la mienne lorsque l'on serait rentrée. Je ne dis rien à Grimes alors qu'il me parlait du point de ralliement qu'il avait défini avec Walsh lors d'une patrouille certainement comme la nôtre. Je l'écoutais néanmoins d'une oreille lorsqu'il donna les directives sur ce que nous allons ensuite faire plus tard concernant l'exploration des alentours. Toutefois un dernier détail me fit tiquer dans ce qu'il disait. Le fait qu'il veuille intensifier les cours de tir ne m'étonnait pas mais il ne faisait pas mention de Walsh dans les instructeurs qui allaient devoir se charger de la tâche. Mon cerveau me fit comprendre qu'il ne comptait plus sur lui et qu'il allait peut-être s'en séparer, toute décision déchirante que c'était. Mais j'avais déjà prévenu Grimes sur la dangerosité de ce qui était son meilleur ami et sur ce que je lui ferais si jamais je jugeais qu'il mettait en péril la survie de notre groupe. Je me tournais vers Grimes.


Vous ne faites pas mention de Walsh dans ceux qui doivent entraîner au tir mais que de nous deux. Pourquoi ? Vous ne faites plus confiance à votre adjoint ?


Alors que Grimes me répondait, je le quittais lui et la carte des yeux pour marcher lentement vers la sortie, la porte que nous avions laissée ouverte. Je laissais le shérif finir ce qu'il avait à dire sans lui répondre, je me doutais déjà un peu de ce qu'il allait me dire, je voulais surtout l'entendre me le dire. Je m'appuyais contre l'embrasure de la porte ouverte et je croisais mes bras sur ma poitrine, les bras contre mon gilet pare-balles. Alors que le soleil de l'après-midi commençait à décliner et à dériver vers la fin d'après-midi, je baissais légèrement la tête avant de la relever quelques secondes plus tard, laissant mon regard errer dans les écuries vides et vers les champs et la grange plus loin. Je fis un effort d'imagination pour savoir ce que pouvait donner cette ferme si elle avait de l'activité mais je n'y arrivais décidément pas, je n'avais pas assez de matière pour me le représenter.

Derrière moi, j'entendis Grimes faire quelques pas dans ma direction. Je venais de me rendre compte que ça faisait des jours que j'étais avec lui et que je ne m'étais pas ouverte une seule fois à lui alors qu'il l'avait déjà fait à de multiples reprises. C'est que je n'étais pas quelqu'un de très expressif. Je ne m'étais ouverte qu'à une seule personne, Carol. Même Rhee, je ne lui avais glissé que quelques mots sur moi mais rien de plus. Je ne voulais rien dire à personne mais j'avais un peu de temps devant moi avec celui que je considérais comme mon supérieur. Je ne m'ouvrais déjà pas à mes subalternes alors mes supérieurs... Je regardais l'horizon, les sourcils légèrement froncés, visualisant dans un champ, l'enfant inconnu qui me fixait à chaque fois que je le regardais alors que les autres enfants fuyaient, ses yeux enfantins dénués de toute forme de violence ou de haine, remplis d'innocence et de curiosité... Je devinais Grimes dans mon dos ou à côté de moi.


Vous voyez Grimes, c'est là notre grande différence entre vous et moi. Vous êtes toujours là à essayer de trouver une solution pour contenter tout le monde et occasionner le moins de dégâts. Même si votre adjoint est devenu dangereux de mon point de vue, vous ne le lâchez pas complètement. Moi...


Je fronçais un peu plus les sourcils et je baissais légèrement la tête et le regard. Mon regard se porta de nouveau cette fois sur les écuries et une autre vision m'apparut. Je voyais cet enfant, toujours courant et pouvant même deviner son petit rire enfantin entre les portes des écuries et les box des chevaux. Cette vision resta un peu avant de disparaitre doucement.

Moi, je ne pense qu'à régler mes problèmes qu'au moyen de mon fusil et par la force. Il en a été toujours été ainsi pour moi. Je n'ai jamais envisagé la possibilité de devenir conciliante car je ne l'ai jamais voulu, je n'ai jamais obtenu ce que je voulais par la conciliation ou le charme. Je n'ai toujours connu que l'effusion de sang et la violence, je n'ai jamais été invitée pour une négociation. En revanche, lorsqu'il s'agissait de prendre d'assaut une position et de ne rien laisser derrière, c'était au lieutenant Raikes qu'on faisait appel.


Mon fusil d'assaut glissa légèrement sur le côté et je le remis bien en évidence devant moi bien que je restais appuyée contre l'encadrement de la porte. Ma mitaine de combat caressa doucement ma lunette de combat et mon regard, toujours aussi grave et imperturbable glissa vers le lointain, courant de nouveau à travers les champs, comme un cheval qu'on aurait relâché dans la nature. Je m'entrouvrais légèrement à Grimes, c'était une autre forme d'ouverture que celle que j'avais faite à Carol qui elle était plus affective. Ici, j'étais avec mon commandant, je lui parlais de quelques uns de mes états d'âme, je n'allais pas tout lui déballer, je n'étais pas comme ça mais je reconnaissais le relatif soulagement de m'ouvrir à quelqu'un d'aussi compréhensif, patient et conciliant, bien plus que moi. Lorsque Grimes s'ouvrait à moi, je ne l'écoutais que d'une oreille, mes paroles étaient les plus pragmatiques possible et je lui aurais répondu presque comme n'importe quel soldat qui ne trouvait pas la force d'aller se battre. Mais à leur différence, je ne bottais pas le cul de Grimes, je le motivais autrement et puis je me montrais à chaque instant disponible pour lui. Je ne remarquais qu'à peine qu'il faisait pareil pour moi. Soupirant légèrement, mon regard resta perdu dans l'horizon mais mes oreilles restaient attentives aux dires de mon chef.

Je crois que c'est une des raisons pour laquelle, je ne suis jamais passée capitaine, Grimes. Dans mon dossier militaire, ma promotion de Command Sergeant Major à First Lieutenant s'était faite... en dehors des clous. Je passais directement de sous-officier à officier, on avait rarement accompli telle promotion dans l'armée. Oh bien sûr mon histoire ne le dit pas mais j'ai dû faire un passage en école d'officiers avant d'être officialisée First Lieutenant. En mission, je faisais toujours tout pour ramener mes hommes en vie mais j'étais trop brutale et violente pour devoir gérer un bataillon en entier...


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